19h39: "Tu me manques..." Non, ça ne se peut pas, ça ne peut pas être toi, ce n'est pas possible, ça ne peut pas être vrai. Je relis le message des centaines et des milliers de fois avant de rechercher ton numéro que j'avais noté il y a déjà trois ans dans un vieux carnet. Ce carnet aux pages remplies de songes, de joie, tantôt de larmes mais surtout de toi. Il y a ton nom partout, tes rêves, tes paroles, absolument tout. Bien que je le savais déjà, je me rends compte que les deux numéros sont identiques. C'est bien toi, et non je ne rêve pas. J'avais tellement espéré un signe de ta part que j'en pleure, j'en suffoque et ma poitrine se serre à m'en presser le cœur. Je ne sais pas comment réagir et quoique je fasse, que je te réponde ou non, je commettrai une erreur. Et tout ça je parie qu'au fond, ça ne te tient pas tellement à cœur, tu t'ennuies seulement et comme moi tu as sûrement peur du vide qui est envahissant, puis je sais qu'il y a toujours l'autre. Je vous déteste.
