mardi 31 mai 2011

I will not stay.

Après les silences vint l'alarme incessante. Elle m'a poussée au délire, que j'en ai perdu le contrôle. Faisant preuve de mépris comme jamais je ne l'avais été, tes éclats de rires arrogants m'agaçaient. Cependant, j'ai changé et je suis devenue bien plus forte. Même si j'en ai finalement pleuré, je suis fière de ce que je suis devenue. Le moi d'avant, aurait culpabilisé au point de te pardonner à la minute qui suit de peur de te perdre, alors que maintenant, je préfère penser que je ne mérite pas ça. A première vue, c'était affreusement triste, mais quand on prend le temps de discerner chaque phrase de ton inconscient, j'ai finalement compris que je n'étais qu'un jeu. Rien de bien sérieux. Je suis une marionnette, qui, lorsqu'elle fût délaissée dans un coin, a profité de la gentillesse d'un beau garçon pour couper ses ficelles. Maintenant, quand tu agites la croix, tu te demandes pourquoi je n'obéis plus. Je ne suis pas insensible de mes actes mais j'ai besoin que tout change, et pour que tout évolue, nous devons nous laisser partir. Ce n'est en aucun cas de ma faute.

vendredi 27 mai 2011

Close your eyes and please, don't let me go.

Je savais que cette nuit là serait peut-être l'unique. Je savais que dès le lever du jour, je me retrouverais seule. Cendrillon d'une nuit, je suis restée éveillée jusqu'à n'en plus pouvoir, pour un peu d'affection dans ce monde malsain. A vrai dire, je ne sais toujours pas si c'est un sixième sens ou une habitude, cet abandon. Mes rêves ne se reflètent pas avec ma vie, et je ne pense pas avoir le droit d'envier les autres, car d'une certaine façon, ils doivent le mériter. J'exige peut-être un peu trop de mon destin, et c'est sûrement faible de penser qu'il existe. Si tu perds le contrôle des choses, c'est que tu n'y prends pas grand soin. C'est lâche de laisser l'abandon fuir, je le sais. A quoi bon... Je me prends certainement plus la tête que je ne vis. On lit sur mon visage ce qu'on ne devrait absolument pas voir. J'ai d'après eux, un non insignifiant. C'est comme si on vivait à l'envers, moi le jour, toi la nuit.

jeudi 26 mai 2011

I kinda wanna be more than friends.

Il fait incroyablement chaud. Le vent se prend pour un chauffage ambulant en plus de ça. La couche de pollution qui émane des embouteillages est aussi insupportable. Shorts et spartiates font leur comeback et la foule n'en finit plus. Le soleil est tueur mais nous ne bronzons -pour la plupart- pas. C'est un peu dûr de rester éveillée et concentrée devant ces choses futiles, et puis c'est étrange mais je veux être avec toi, là, maintenant, tout de suite. Tu es bientôt tout à moi, je crois, et je n'en peux plus d'attendre, car chaque minute que je passe seule me pousse à penser que tu m'oublies, un peu plus, chaque jour. Moi aussi, je veux tes bras autour de mes hanches, ton souffle dans mon cou et ton odeur déposée sur moi. Moi aussi, je veux dormir dans tes bras, et me vider la tête. Moi aussi... 10h10, 13h13, 17h17 puis 22h22, je n'ai que toi en tête, et ça me plaît. Tu me manques, et j'en fais beaucoup trop, IDIOTE. Et j'invente des mots, encore des mots, pour voir si tu m'écoutes encore. Qu'est-ce qu'on attend?

mardi 24 mai 2011

We could have had it all. Rolling in the deep.

Cher Journal, était-ce naïf de penser que je pouvais changer chaque personne que je rencontre dans ma vie? Je commence à me demander si je n'ai pas été un peu trop optimiste sur ce coup. La plupart ne sont que vices et mensonges vous savez. Le pire dans tout ça? C'est qu'on les croît, au point de faire l'effort de pardonner les erreurs précédentes, aussi grosses et insupportables qu'elles soient. Mais cela n'est que temporaire, jusqu'au prochain "accident". Et vient le jour où s'en est trop, où le mensonge ne fait même plus mal car il était prédéfinit, où on est las de pardonner et d'écouter toutes ces pseudo-excuses aussi bien montées les unes que les autres. Vient le jour, où, cher Journal, j'ai compris qu'il n'y avait pas forcément du bon en tout le monde et que ces personnes avaient déjà subit un grand changement. Il n'y a peut-être en ce monde que des imbéciles heureux, des joueurs rusés, et des déchets inutiles.

 Go ahead and sell me out and I’ll lay your shit bare.
See how I leave with every piece of you!

samedi 21 mai 2011

Miles away.

Elle commençait tout juste à y voir clair dans ce cœur parsemé de poussière, comme si elle savait maintenant comment faire la part des choses. Elle savait pertinemment ce qu'il se passait autour d'elle, mais elle refusait de l'admettre, de peur de subir une déception. Les choses se sont faites d'elles-mêmes sans qu'elle n'eût besoin d'évoquer de mots incompréhensibles et maladroits. Il a juste fallut que quelqu'un comble les silences pour qu'elle ne les ressente plus. Les silences, eux, sont partis chercher de la tendresse, dans des bras un peu trop visités. Amour (?) félin. Revenons-en à elle. Le cadran indique 22h22, comme chaque soir, et elle ne peut s'empêcher d'afficher un sourire qui ne regarde qu'elle. Elle pense à lui souvent, l'harcèle de messages, enregistre secrètement toutes leurs conversations, espionne ses faits et gestes, son comportement avec les autres filles, et se remémore des centaines de fois le moment où elle a reçu son attention pour la dernière fois. Il n'y a aucun doute, s'il savait tout cela, il la prendrait vraiment pour une folle prête à être envoyée en Hôpital Psychiatrique. Mais quelque part, c'est comme s'il n'attendait que ça, l'avoir auprès de lui...

mercredi 18 mai 2011

Zombie.

Je déteste quand les gens disent de moi que j'ai l'air misérable, ou seule lorsque je me tiens plantée là. Je dois vraiment afficher un sourire niais partout où je suis? C'est absurde. Le front presque bouillant, les yeux ensuqués, les fausses nausées, chaque bouchée d'air pollué m'irite la gorge. J'ai envie de tomber. Je me souviens... Soudain, je me lève, me tourne brusquement pour pouvoir lui ouvrir la porte, le vertige s'empare de moi, je vois flou et ma tête est de plus en plus lourde. J'arrive à peine à aligner deux pas, que je tombe, tête la première sur le carrelage froid en prenant soin d'heurter mon front contre le bord du lit. J'ai tout vu, tout ressenti, on a entendu un gros BOUM, puis rien. Me voilà allongée sur le sol, inerte. Pas de rêve, juste une voix. Je commence à discerner des cris sourds, puis me rends compte qu'il s'agit de mon prénom, mais ça n'a pas l'air réel. Tout ce que je sais actuellement, c'est que cette personne est affolée, et je ne peux pas réagir, c'est à peine si je comprends pourquoi.

samedi 14 mai 2011

Les mots ne sont que des souffles.

J'ai sans cesse l'impression d'être rabaissée. C'est affreusement frustrant, alors je m'énerve pour des raisons, aussi insignifiantes qu'elles puissent être. J'me sens idiote de t'en vouloir si sottement, mais si je te pardonne, c'est moi qui perds. J'ai sûrement entretenu beaucoup trop de fierté en te détestant ces dernières années mais j'ai pas envie de ressembler à une vulgaire marionette, à une poupée qui cède à tous tes caprices. Pourquoi est-ce toujours à moi d'accepter ce que je ne veux pas? Ce sont ces petites frustrations continuelles qui font de moi une personne froide et amère. Et une fois de plus, je finis par accepter, alors qu'au fond j'aimerais juste t'en vouloir un peu plus longtemps, histoire de voir si toi aussi ça te brûle la gorge, ça te donne mal à la tête, te pince les poumons en même temps, te donne envie de pleurer et te coupe la voix. J'me sens nulle et tu t'en rends même pas compte à quel point j'peux t'en vouloir de toujours me faire sentir perdante.

jeudi 12 mai 2011

Jealousy.

Tu dis que j'ai changé, que je ne suis plus celle que tu as connu avant. Tu dis que je suis devenue encore plus introvertie, que je ne suis pas assez démonstrative et que ça me rend mystérieuse au point que tu penses mal agir avec moi. Tu dis que j'ai tendance à tout garder pour moi, et que c'est stupide car non seulement ça me fait souffrir mais en plus ça installe une incompréhension entre nous, comme une certaine distance. Il paraît même que mes sentiments sont taboos. Même si mes amis ont du mal à me suivre dans mes décisions, je ne te déteste plus. Je n'ai pas envie de me fier à ce que je dois faire ou alors de penser comme on aimerait que je pense. Sur ce, je m'en vais mettre un short.

mercredi 11 mai 2011

I'm gonna poke you, 'cause I miss you!

Entre les cours, la fatigue, les disputes et les absences, elle m'a sourit. Ses yeux gris-bleus pétillaient et sa petite couette blonde sautait dans tous les sens, au rythme de ses pas. Elle avait pris soin de changer de fauteuil, histoire de m'avoir dans son angle de vue -si ce n'est pas pour dire en face-. Me jetant des regards, par ci, par là, cherchant mon sourire que je dévoile sans hésitation. Qui peut résister à la joie enfantine? Pas moi en tout cas, et ce sont ces petits riens qui égayent ma journée. Le bus continue son trajet, il est encore loin de chez moi, ça tombe bien je n'ai pas envie de rentrer et je pourrais rester une éternité plongée dans le néant. Tout le monde voyage avec un but en tête, et j'ai tendance à trouver cela dommage. Je divague, m'évade et j'attends la fin. "Bah alors, pourquoi tu parles plus?"

mardi 10 mai 2011

STUPID STUPID STUPID STUPID STUPID STUPID

Là, je ne parlais pas de ça!

How will you feel when there's no one?



J'ai comme l'impression d'avoir égaré une partie de moi, mon double en réalité. Ca fait bizarre de ne plus avoir de messages qui donnent le sourire et d'un côté j'ai l'impression que ce sourire ne sera jamais le même qu'avant. Si ce n'est plus toi qui animes mes journées, qui d'autre le fera? Ca s'est terminé de façon tellement idiote, je pensais que ce lien était beaucoup plus solide, c'était sûrement juste une illusion. Ces conversations t'étaient inutiles mais ce vide est juste agaçant. Comment tu te sens, toi, sans moi? Est-ce que tu regrettes, parfois? Tu penses à moi, souvent? Des fois je me demande si tout n'était qu'un mensonge, mais en fait, c'est ta sincérité qui a brisé la glace. Tes mots blessants sont les derniers souvenirs que j'ai de toi. Goodbye Friend..

lundi 9 mai 2011

June.

Replay. Je crois que j'ai du utiliser ce bouton plus de vingt fois aujourd'hui, sûrement car c'est toi qui me l'as faite écouter. Elle n'a rien de véritablement beau en soi, enfin sûrement les paroles mais elles demeurent introuvables et c'est un peu problématique de n'en comprendre que deux phrases et des mots par ci, par là... J'augmente le volume de façon à ne plus entendre les bruits parasites de la ville, et je ralentis la marche. Je me sens seule, et pourtant si proche de toi à la fois. C'est idiot, ces pensées solitaires. Malgré tout, cette situation ambiguë reste agréable. J'ai tenté de la briser avant qu'elle ne devienne douloureuse et sans espoir mais en vain. Soit tu n'as pas compris, soit ce n'était pas subtil du tout. Je sais bien que tu n'as pas de temps à me consacrer, mais je suis tellement impatiente...

dimanche 8 mai 2011

An angel in the hospital, left alone in the dark side.

Je ne me rappelle plus de mon âge, je sais seulement que je suis vieille, tellement vieille que je ne vois plus, je n'entends plus et je ne peux même plus bouger. Je ne sais pas ce que les gens pensent de moi, car je ne les vois plus, surtout depuis que je suis à l'hôpital, seulement quand on me regarde, je discerne de la pitié mêlée à de la crainte à travers leurs pupilles. J'ai l'air si faible? Je ne sais plus quel jour on est, de toute manière ils se ressemblent tous. Dans ma tête, ne réside que le passé qui s'efface peu à peu. J'ai peur d'oublier comment parler, je ne prends même plus la peine de répondre au téléphone. Les infirmiers ne passent que parce qu'ils le doivent, et chacune de leur visite est unique, brève, et moqueuse. C'est affreusement dérangeant. Je passe mon temps sur mon fauteuil, dans cette pièce qui a l'air vide et qui m'étouffe. Loin, très loin du passage, isolée dans un coin, je demeure. Seule, triste, et vieille, ma vie n'a plus aucun sens mais je n'ai pas le droit de mourir.

jeudi 5 mai 2011

If you feeling tired, sing along.

La tête chaude, les yeux qui picotent. Je ne sais pas ce qui est le plus fatigant, le fait de devoir me lever tous les jours -du moins presque- à 6h40 ou le fait que tu m'agaces au point de rester debout jusqu'à 2h30. C'est usant, et c'est pas toi que j'veux. Passons, tu n'as cas m'en vouloir d'être exigeante, au pire ça m'fait une complication en moins. "Stuck in reverse" c'est définitivement finit. J'ai envie d'avancer à pas de géants du haut de mes 36 dans ce monde étrange. L'été s'annonce paradisiaque, même si on en voit déjà la fin avant qu'il commence. Tant d'yeux qui pétillent devant de simples projets, tant d'amour qui grandit en ce printemps juste chaud. Tout s'annonce parfait et il n'y a que ça qui compte. Car ce sont ces sourires qui me rendent heureuse, c'est cette unicité qui fait de nous des Friends, c'est cette complicité qui nous relie et je sais que jamais je n'aurais pu trouver mieux. Même si la vie cherche à faire de nous des étrangers, nous saurons tout surmonter, car nous sommes les héros de notre propre vie et celle-ci ne cessera jamais de briller la nuit tant qu'elle sera en nos mains. Saviez-vous seulement pourquoi? Puisque tout ce que l'on touche se transforme en diamant, tout ce que l'on fait est épique et nos rêves n'appartiennent qu'à nous. Malgré que nous ayons du mal à le croire, l'insouciance est toujours là. Alors continuons, ensemble.