samedi 23 juillet 2011

Plusieurs choses avaient changé chez elle cette année, d'abord la manière dont elle réajustait soigneusement sa chevelure d'un geste de la main allant de sa frange vers sa crinière inexistante, puis ces sourires qui peu à peu réapparaissaient sur ce visage innocent, sans oublier son goût pour les fringues, les chaussures et le maquillage qui la rendaient plus attirante. De beaux garçons tombèrent fous pour elle, sans qu'elle ne s'en rende compte. Son côté naïf, lui, n'a pas changé. Eux qui la pensaient cupide, manipulatrice ou briseuse de cœurs ne pouvaient en réalité pas lui en vouloir, car elle n'était pas coupable du charme qu'elle dégageait ni de l'attirance qu'ils avaient pour elle. Elle a toujours voulu être importante pour quelqu'un mais elle était sans cesse effrayée de la tournure sérieuse que les choses pouvaient prendre. Pourtant, ce n'est certainement pas le genre de fille à considérer les choses de façon désintéressée, bien au contraire. Elle passait sûrement trop de temps dans sa chambre à bouquiner des romans à l'eau de rose, à regarder des séries un peu trop mièvres ou à écouter de la musique au point d'en devenir mélomane. Autant dire qu'elle avait tout d'une rêveuse; le genre de fille seule, qui apprécie chaque moment sans vraiment les vivre, qui regarde les nuages sans se sentir vide et qui aime dormir, simplement car son imagination est encore plus débordante à ce moment là. Cette année, elle a réalisé qu'elle était une sorte d'intrus dans ce monde, une bizarrerie intrigante mais dotée d'une simplicité folle. Ce n'est pourtant pas le temps qui la change, mais plutôt les évènements qui lui tombent dessus un jour, une nuit, un printemps ou un été, si ce n'est pas un jour d'automne.

lundi 18 juillet 2011

Baby, don't cry.

Laissez-moi encore le temps de me retrouver seule. Permettez-moi de disparaître quelques heures, ou quelques jours. Ne me forcez pas la main, si j'ai peur, j'annulerais tous mes projets, qu'importe à quel point ils me tiennent à cœur. Tu sais ce que ça fait de ne pas se sentir à sa place au point de devoir chercher un endroit où se cacher? Je suis tellement bizarre. J'ai beau dormir jour et nuit, ça ne m'empêche pas de penser, et plus je pense, plus mes sourires sont forcés. Y a quelque chose qui sonne faux. C'est désagréable pour eux comme pour moi, et au fond à quoi servent mes excuses? Je n'arrive même pas à me prononcer. Je suis vraiment effrayée. Soit je te perds, soit je me perds, mais si je me perds, je te perds aussi et vice versa. C'est à s'en rendre fou, j'en ai mal au crâne. Peut-être que je me fais juste des idées, j'aimerais juste que tout cesse, j'ai un mauvais pressentiment. Qu'est-ce qui ne va pas avec moi?

dimanche 17 juillet 2011

Break Down.

Ma Liberté, c'est celle de vivre ma vie, comme je l'entends. Et quoi si je suis trop sage pour vous? "Quelle honte!" me diriez-vous pour la énième fois. J'en pense tout autrement. Je suis lasse de cette normalité envahissante, de vos reproches et des préjugés. J'ai essayé de vivre à votre rythme mais il m'étouffe, et me voilà coincée. Bousculer mes habitudes me rend nerveuse au point de vouloir tout foutre en l'air. Ceci dit, je vais le faire, je le sais, tout n'est plus qu'une question de temps. Je sais qu'attendre ne fait que m'étouffer davantage, agrandit les illusions et fait grossir la bulle. Tout est si perturbant et regrettable à la fois. Je me sens mauvaise, menteuse et détestable. Et pourtant, je n'ai jamais fait partie de toutes ces délinquances. Je mène une vie morte.

mercredi 13 juillet 2011

Mon âme au diable.

Je n'ai jamais vraiment aimé cette chanson, et je ne l'aime pas plus aujourd'hui. Mais sous cette pluie chaude, au bord du malaise, c'est elle qui est venue s'immiscer en moi. C'est le genre de chanson qu'on découvre quand nous sommes enfants et qui n'a pas vraiment d'importance, qui ne représente qu'un bon souvenir, mais à partir du moment ou elle donne un sens à notre vie, le regard qu'on y pose est tout à fait différent. A travers le jeu, et l'imagination, j'ai découvert la peur. Elle recule devant tout avant même d'entreprendre quelque chose, elle essaiera tant bien que mal de repousser cette bienveillance qu'elle ne mérite pas, histoire de la préserver pour quelqu'un de mieux. Tout ce qu'elle veut, c'est la sérénité. Tous ces écrits ne sont que du vent, ils se sont transformés au fil du temps, car celui-ci fait évoluer les choses. Aujourd'hui, je ne ressens plus ce besoin d'amour, cette nécessité d'appartenir à quelqu'un. Maintenant, cela s'apparente à une limite, à une prison. Je veux simplement être libre. Que je crève de cette pourriture qui s'étend, qu'on me tue à coup de mépris, qu'on m'achève par vengeance. Je ne veux pas d'Amour, je veux juste de l'attachement. Je veux tout arrêter, me réveiller, je ne veux pas affronter mes peurs, j'ai changé d'avis. Vas-t'en, je t'en prie, tout ça m'effraie tellement et mes mots restent étouffés.

mardi 12 juillet 2011

It's too late to apologize, too late.


Je passe du rire aux larmes si aisément et c'est une sensation qui me dérange. Je suis le genre de fille complètement barrée, contradictoire et indécise. Au final, je n'ai pas changé. Je blesse les gens autour de moi, et ce, en le regrettant. Si vous saviez, le nombre de larmes que j'ai pu faire couler, à moi seule, de la part de personnes insensibles. Même si j'essaie de surmonter mes peurs, elles me rattrapent et font de moi une personne encore plus cruelle. Je persiste à me dire que je n'y arriverai pas. Les pensées défilent mais il n'y a pas de réponse à mes questions. Que faire? Je ne sais pas ce que je veux, ni ce que je fais. A chaque fois que j'hésite, je fuis, j'esquive, j'annule tout. Combien de fois ai-je tout gâché? Si je vous détruis, je crois que je ne me le pardonnerais jamais, car vous ne méritez pas cela. Ne vous attachez pas davantage à moi, je vous en supplie, éloignez-vous, ou je ne ferais que vous briser, comme je l'ai toujours fait. Martyr, malgré moi.

lundi 11 juillet 2011

I just wanna run, throw it away.

Nous réfléchissons beaucoup trop avant d'agir, et cela ne cesse de nous freiner dans la vie. Si nous pouvions simplement nous vider la tête, se dire qu'on est jeune, ou si ce n'est pas le cas qu'il n'y a pas d'étiquettes sur notre vie. Qui a décidé des normes? Qui a dit que l'épanouissement de chacun était le même? J'pense avoir assez gaspillé mon temps à redouter, à avoir peur, et à reculer devant la moindre perturbation. Maintenant, j'ai juste envie de me sentir légère et d'aller de l'avant même si le chemin est incertain. Ce sera mieux que d'attendre ce qui n'arrivera sans doute jamais. C'est décidé, je vais me jeter dans le tas, je vais en apprécier chaque moment et je vais cesser d'imaginer tous ces scénarios qui m'amèneraient au pire. Au fond, j'suis beaucoup trop difficile et je rate sûrement le bonheur à décider de ce qui me satisferait réellement. Qu'est-ce que j'y connais?

samedi 9 juillet 2011

Shining Bright.

J'ai des cernes qui envahissent mes joues, et pourtant ça n'est pas un signe de lassitude comme j'en ai l'habitude. Non, cette fois c'est différent. J'ai beau essayer de me dire que cet été sera le plus beau de ma vie, en vrai je ne parviens même pas à m'en convaincre. J'ai beau me dire que ma bande d'amis sera toujours auprès de moi, à vrai dire, j'angoisse continuellement au fait de me retrouver seule, car il faut le dire, ce n'est pas moi qui entretient des relations. J'ai beau me dire que tout va aller très vite, trop vite, tellement que je n'en aurais pas suffisamment profité, au fond, je commence à m'y faire. Si j'me sens bien malgré mes états d'âme, c'est sûrement car j'ai la certitude qu'au fond je ne serai jamais seule, et que cette oreille attentive sera toujourspour moi. Je commence à considérer cette écoute de plus en plus, au point de la qualifier d'essentielle pour mes sourires. Je ne devrais sûrement pas écrire ça, mais c'est une sorte de drogue dont je ne veux pas être sevrée. Si seulement le monde cessait sa ronde, juste pour que j'en profite encore un peu plus... c'est mon vœux. Car d'une façon ou d'une autre, tout finit par évoluer et je ne veux pas découvrir la suite au risque de la trouver angoissante. J'ai des cernes qui envahissent mes joues, et pourtant c'est moi qui ai choisit de ne pas fermer les yeux sur ce rêve.

There's no turning back.

Mademoiselle est devenue connaissable en deux ans. Qui l'aurait pensée si influençable? Elle en est méprisante. De cette voix niaise qu'elle adopte avec sarcasme et moquerie bien que ce ne soit pas la sienne, jusque ses remarques désobligeantes à faire vomir, tout, absolument tout dans son comportement lui donnait un air de fausse dévergondée qui n'attend que de se faire cracher dessus. Son caractère se reflète sur son visage. Il laisse paraître un tel repoussement et une certaine distance avec ces yeux en coin qu'on peut y lire le jugement qui s'en dessine. La tête relevée, telle une prétencieuse en puissance, elle est l'incarnation du dédain. Faites-la taire, n'écoutez pas ses mensonges qui ne cherchent qu'à la valoriser encore plus. Elle amplifie les choses, les module à sa manière, mais contredisez-la, même si elle se met à aboyer, car je sais très bien qu'elle n'en est que plus vexée. Ayez le dernier mot, elle ne le supportera pas. Déteste moi encore un peu plus, car tout ce que tu cultives au fond de toi, j'en ferai ma répartie. Essaie de me faire partir pour voir, je préfère même en tomber qu'être assise entre deux chaises, ma place n'est pas là. Je suis la gentille, la rigolote, l'attendrissante et en aucun cas l'indispensable. Du moins, c'est ce que tu tentes de te dire.

jeudi 7 juillet 2011

Elle aspire a tout ce qui est cosmique. Elle voyage, allongée sur cette météorite qui semble s'être momentanément arrêtée. D'ici, elle peut voir la lune qui est encore trop loin, et les autres étoiles sont inaccessibles. Elle ne ressent pas la solitude, ni le vide autour d'elle car il est dans ses yeux. Là, il ne fait ni chaud, ni froid, aucune émotion n'émerge tellement l'univers est mystérieux et immense, elles se perdent sans doute dans ces trous noirs. Elle contemple simplement. De temps en temps, elle aperçoit des signaux, des étoiles qui filent autour d'elle en dessinant des rêves. Ce spectacle l'attendrit au point de rester éveillée. Les repères n'existent plus, le réel est imaginaire, les pensées sont aspirées, plénitude éternelle.

mercredi 6 juillet 2011

Confusion.

Au fond, elle savait qu'elle était juste jolie et rien de plus. Il n'y avait rien chez lui qui se présentait comme de l'attachement, c'était simplement une attirance parmi tant d'autres. Il sait charmer, il a l'habitude et il sait comment s'en sortir. Derrière tout séducteur, se cache un démon. Naïve, celle qui pensait être aimée ne serait-ce qu'un peu. Bernée, celle qui avait confiance. Brisée, celle qui croyait en de simples souffles. Epuisée, celle qui a connu la rage refoulée, les silences, la tromperie, la ruse, l'ignorance, la salissure, les attentes, la jalousie, le malaise, le pris, la froideur, la rancœur et l'amertume. Elle commence à courir, de plus en plus vite, puis s'essouffle à mi-chemin, étouffe de larmes, hurle, mais rien ne sort. Rien. Ça s'empile, un, puis deux, puis trois, puis s'écroule, et un, deux, trois, encore une fois... Le cœur sous encombre, l'âme scellée aux mensonges, tout est si lourd, puis rétrécit. Continuelle impasse dont elle ne s'échappera jamais. Le dégoût s'emparera de tout.

mardi 5 juillet 2011

Insatisfaction.

Après avoir tous attendu patiemment un mois, nous en arrivons au moment décisif. La foule arrive petit à petit et se demande quelle sera la réaction face à cela. Le portail s'ouvre et tout le monde se met à courir. Tous se bousculent, se mêlent les uns les autres et le brouhaha fait rage. La fatigue et le stress accumulés nous rendent fragiles. C'est en courant qu'on arrive jusqu'à cette feuille blanche quasi-insignifiante. Des hurlements, de la joie, des larmes. J'ai l'air stupide à pleurer, surtout quand je suis heureuse. On hurle, on crie mon nom, on me regarde d'un air étonné, tout va très vite et des bras s'ouvrent à moi. Je n'ai jamais eu cette marque d'attention auparavant, pourtant si futile. Ca me fait du bien, je me sens méritante et récompensée. C'est temporaire. Je suis sur le pas de la porte et lance une blague vaseuse d'un air plutôt détendu. Ok, cool mais c'est pas terrible: En gros, tu perds toujours tes moyens, c'est fou mais c'est ton caractère, n'empêche que t'aurais pu faire mieux. Dans ma tête, ça semble fonctionner comme ça. Cette attention est différente et involontaire, mais sans savoir pourquoi, à chaque fois, ça me fait mal. Deuxième échec.

dimanche 3 juillet 2011

I just want to feel alive.

Qu'as-tu réalisé en cette moitié d'année? Rien, serait le premier mot qui sortirait de ta bouche. En effet, c'est la réponse la plus évidente si on s'en attache aux faits. C'est sûr que perdre deux personnes qui t'étaient essentielles était encore plus inimaginable que d'échouer lamentablement, ou encore de faire du sur-place ou du sens-inverse question relationnelle. Mais regarde toi maintenant. La personne que tu es aujourd'hui, je la trouve différente de celle d'autrefois, et je n'ai pas l'air d'être la seule à penser ainsi, cependant moi, je trouve que tu as avancé à grands pas. Regarde, c'est toi qui a décidé de ne plus t'enterrer dans tes souvenirs, c'est toi qui a décidé ce qui te ferait avancer ou non, c'est toi qui a bâtis les barrières et les murs, c'est ton propre chemin que tu as tracé. Pourtant, tu te tiens là, immobile devant ces couleurs que tu admires tant chaque année. On peut voir des étoiles dans tes yeux à chaque explosion, comme un souffle au cœur. Rêver ta vie, tu adores ça. A chaque fois, le même spectacle, les mêmes pensées, mais à cet instant, tu es déçue. Ce n'est pas qu'il n'était pas beau -bien que ce fût le cas- mais qu'à ce moment ta tête était vide. Ton cœur n'a plus rien pour se raccrocher et tu demeures vidée d'émotion. Même si tu as la sensation de vivre un échec parfois, contente toi d'admirer les efforts que tu as accomplis jusqu'ici, car ils sont le début d'une vie réussie.

samedi 2 juillet 2011

Vamos a la playa.

Un soleil ardent et machiavélique qui répand ses ultraviolets sur des peaux frivoles en détresse ne peut pas les rendre belles. C'est un peu ce qu'elle s'efforçait de se dire au sujet de la situation actuelle. Et même si elle en reste rouge, le soleil ne le saura pas quand l'ombre apparaît. Les démangeaisons persistent à l'en rendre dingue mais elle savait presque à quoi elle s'attendait, et puis de toute manière, cela ne serait que temporaire, car rien n'est vraiment important. Le vent emporte tout et laissera tantôt place à l'orage. Les mensonges sont faits pour être découverts, d'une façon ou d'une autre, et ce n'est pas en paraissant brillants qu'ils s'effaceront.