dimanche 20 novembre 2011

On this lonely road.

Rappelez-vous. Du temps où nous étions des pré-adolescents qui vivaient chaque instant de leur vie avec passion. De simples lycéens à mi-chemin entre l'école et la vie adulte. Souvenez-vous de nos liens soudés, de nos rires, nos folies, de notre complicité et de notre quotidien. Au fond, nous étions comme des enfants de primaire ne pensant qu'à rire et à prendre du bon temps avec différentes personnes. Nos expériences nous ont forgé notre propre personnalité et finalement, nous sommes tous un peu fiers de ce que nous sommes devenus. Nous avons appris de nos erreurs, nous avons pleuré, souffert, et subi l'abandon aussi, mais sans tout cela, nous n'aurions pas notre authenticité aujourd'hui. Nous ne nous imaginions pas grandir avec un autre entourage étant donné que celui nous fréquentions habituellement nous représentait tellement bien. Et pourtant, toutes bonnes choses ont une fin, c'est bien connu. Nous avons tous bien vite quitté cet établissement qui était devenu nôtre et avons essayé tant bien que mal de nous adapter aux circonstances. Un peu trop je crois. Je suis là, derrière cette machine à observer vos changements et je me rends compte que moi, je n'avance pas. Je gaspille mon temps. Vous avez tous l'air épanoui, heureux, nouveau, plus grand, et je ne sais pas si c'est le changement qui provoque cette illusion mais c'est un peu difficile à accepter. J'étais loin de me douter que tout ce que nous avions construit pouvait se détruire si aisément. J'ai eu tord de penser que nous étions plus fort que ça. J'étais sûrement moi-même, une adolescente trop passionnée avec des rêves de gamine et je suis peut-être celle qui refuse de grandir. Il ne reste plus rien que de faux semblants, admettez-le.