Anna fait nullement partie de cette bande d'imbéciles. Ces personnes vilaines, vulgaires, moqueuses et mesquines. Je rajouterais même hautaines, sans scrupules, impolies et imbues de leur personne. Elles ont fini par rentrer dans un moule qui ne correspond pas à Anna. Anna s'y sent tellement à l'écart, tellement seule, mais c'est une lutte silencieuse qu'elle mène. Anna combat le mal en se comportant bien. Il y a des jours difficiles où Anna craque en larmes car elle est épuisée, et d'autres où elle pourrait tuer quelqu'un à coups de poing de retenir tant de rage face à ces coups bas, mais Anna réussira à maintenir sa place, à grimper les échelons en les laissant plus bas que terre, ces grandes gueules.
jeudi 17 décembre 2015
mercredi 14 octobre 2015
Finalement, je réalise que ma vie n'est déjà plus la même. Je suis toujours trop fatiguée pour entreprendre quoique ce soit, et ma journée habituelle est déjà un supplice à affronter quelques fois. Chaque jour me réserve une surprise, bonne ou mauvaise, il faut y passer. Et chaque soirée me laisse pleine de questions auxquelles je peine à trouver les réponses. Alors il faut enchaîner les examens, quitte à s'absenter tout le temps, à être un fardeau pour les autres ou pour soi-même. Il faut des réponses, pour apporter un nouveau médicament aussi destructeur que tous les autres. J'ai mal, tout le temps, un peu partout, parfois plus fort, mais ça ne se voit pas. Et là est le problème. Je dois toujours m'expliquer, me justifier, au risque de passer pour une simulatrice. De quoi j'ai l'air pour toi? Ne vois-tu pas que je suis à mon maximum?
jeudi 1 octobre 2015
Tout ça, c'est épuisant. On m'a toujours reproché mon côté trop soucieux, mais si je ne l'étais pas, comment aurais-je pu surmonter tout ça? J'en ai assez, des imprévus, des mauvaises nouvelles, de devoir penser et repenser ma vie, d'avoir toujours un peu plus de problèmes qui s'accumulent et de ne plus avoir les moyens de les contrôler. Si vous pensez que ça m'amuse de faire attention, de me priver, de m'éloigner de mes amis, de dire "non" et "je ne peux pas", de devoir repasser derrière les autres pour réparer toutes leurs erreurs, de devoir m'adapter à tout changement, et de culpabiliser de me comporter ainsi. Il y a juste des moments où tout m'immerge, où je me sens dans l'impasse, et j'ai besoin de me sentir en sécurité.
vendredi 21 août 2015
Incurable.
On dit souvent que ceux qui veulent des enfants ne réussiront pas à en avoir et que ceux qui n'en veulent pas en auront plein. Ce n'est que trop vrai. Anna a du mal à réaliser tout cela. Elle est prise dans une sphère qui l'emmène vers un drôle de chemin. On pense toujours que les malheurs n'arrivent qu'aux autres, que ça n'existe que dans les films, que tout ça, ce n'est que du drame. Anna aussi ne se sentait pas concernée. D'ailleurs la prise de conscience n'est pas encore vraiment présente. Bien sur, elle sait qu'elle est différente, mais peut-être qu'elle n'aura pas une histoire aussi grave que les autres. Il n'empêche qu'elle a peur de sa vie. Elle a peur des changements, des privations, des ambitions qu'elle ne pourra peut-être pas atteindre, des épreuves qu'elle devra endurer et de la solitude. Et si les autres ne comprennent pas que ce n'est pas de sa faute? S'ils la jettent car elle est jeune mais usée. Si elle en devient trop laide? S'ils n'acceptent pas l'handicap?
mardi 14 juillet 2015
Boule de chagrin.
Cette fois-ci, pas d'éclat. Aucune vibration, aucune magie. C'est une nuit tranquille, un peu triste. La fête se passe ailleurs et je suis enfermée ici à tourner en rond. Je me restreins car la folie a eu raison de moi. Mais voilà, je m'ennuie. Je ressens tellement de frustration à l'idée de ne pas voir ces couleurs illuminer le ciel comme chaque année. C'est un peu mon néant à moi, mon moment d'intimité. Je me sens bizarre, je ne saurais vous dire...
lundi 15 juin 2015
Il y aura toujours des gens pour t'écraser. Le Monde est perfide, jaloux et rempli d'amertume. C'est toi qui en paieras le prix, car ton jeune âge n'attend que ça. Ils te tortureront, souvent moralement, te faisant te sentir comme la fautive de ton propre sort. Et oui, le Monde est contre toi, tu le vois bien, cesse de te le nier. Continue donc d'être toi-même, leur point faible, fais donc les se sentir comme des miettes à tes côtés. Ta colère les fais jouir, tu ne parviens même plus à contenir tes larmes tellement tes émotions l'emportent. Je sais bien, que tu te sens minuscule, sans voix, et ridicule, mais soit forte, tiens bon, la roue tournera.
samedi 11 avril 2015
Lorsque la vie devient trop effrayante, je rêve. Je rêve d'endroit paradisiaque, de plage bordée d'océan bleu, de soleil et de bonne humeur. Puis, soudainement tout le monde se met à courir, à vouloir s'échapper de quelque chose, je ne comprends pas. Je me retourne à peine et j'aperçois la marée se déchaîner, les vagues s'élancer, et je n'ai pas le temps de crier qu'elles m'engouffrent toute entière. Ma tête se ballade tantôt au dessus, tantôt en dessous, mais je n'arrive pas à respirer. J'ai envie de hurler de toute mes forces, de faire entendre ma détresse, je me débats, mais il n'y a déjà plus personne. Je ne parviens plus à atteindre la rive, l'océan m'emporte, je meurs.
samedi 21 mars 2015
Oublie ton chagrin, surtout ne crains rien, je prends en main ton destin. Lorsque le danger te menacera, je serai là avec toi. Tu es si fort et si fragile. Viens dans mes bras je te ferai une île. Ce lien qui nous lie, ne cassera pas. Ne pleure pas je suis là. Car tu vis dans mon cœur,.. oui tu vis dans mon cœur! Dès maintenant jusqu'à la nuit des temps. Tu vis dans mon cœur, qu'importe le discours, tu vivras dans mon cœur, toujours.
samedi 14 mars 2015
Je suis juste une fille ennuyeuse.
Pourtant, moi je ne connais pas l'ennui. Je m'occupe d'un rien, le temps file à une vitesse incroyable. Mais la peur d'être seule est plus forte. J'adore passer du temps seule, mais j'ai horreur de me sentir seule. Il y a des jours où je me sens à côté de la plaque, à part du monde qui grouille dehors, où rien ne me correspond vraiment. Et il y a des jours où je me sens coupable d'être ainsi, d'être solitaire, indépendante et infiniment triste. Parfois, je me fous de ce que les autres pensent. Je fous tout en l'air et je savoure. Mais quand tu m'as dit que j'étais ennuyeuse, j'ai eu tellement mal, que j'ai cru en mourir. Et toutes mes anciennes souffrances sont réapparues. J'ai pleuré, tremblé, je me suis étouffée sous ma couette, j'ai senti mon ventre se tordre à en vouloir extraire le mal, je pouvais à peine bouger, dans le risque de tomber. Je me suis détestée, je me suis sentie inutile et vide de sens. Je suis juste une fille ennuyeuse. Et quand tu me dis ça, tu me confirmes ce que je pense déjà. Je perds confiance, je m'efface, je me tais, je m'isole, et on m'oublie. Alors tu finiras, comme tous les autres avant, par me laisser de côté.
mardi 3 mars 2015
Fear of living.
Devant son assiette à moitié pleine, elle se met à pleurer. C'est la goutte qui fait déborder le vase, c'est l'angoisse qui parle, le désespoir. Elle ne parvient pas à se calmer et finit par jeter sa nourriture. Son visage se couvre de boutons immondes, son ventre se tord -la laissant parfois immobile de douleur-, son dos semble désarticulé, sa fatigue est intense, constante, insurmontable. Elle sait ce qui l'inquiète mais c'est trop gros à endurer. C'est effrayant. Elle se sent tellement idiote qu'elle ne sait même plus si ses peurs sont réelles ou loufoques. Elle a honte, tellement honte qu'elle s'en cache. Elle s'isole pour pleurer, se coupe de ses amis, du Monde qui tourne en boucle, se renferme sur ses problèmes. Muette. Elle est désespérément triste et incomprise. Les soucis deviennent matériels et restent inaperçus. Personne ne s'en rend compte.
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