mardi 3 mars 2015

Fear of living.

Devant son assiette à moitié pleine, elle se met à pleurer. C'est la goutte qui fait déborder le vase, c'est l'angoisse qui parle, le désespoir. Elle ne parvient pas à se calmer et finit par jeter sa nourriture. Son visage se couvre de boutons immondes, son ventre se tord -la laissant parfois immobile de douleur-, son dos semble désarticulé, sa fatigue est intense, constante, insurmontable. Elle sait ce qui l'inquiète mais c'est trop gros à endurer. C'est effrayant. Elle se sent tellement idiote qu'elle ne sait même plus si ses peurs sont réelles ou loufoques. Elle a honte, tellement honte qu'elle s'en cache. Elle s'isole pour pleurer, se coupe de ses amis, du Monde qui tourne en boucle, se renferme sur ses problèmes. Muette. Elle est désespérément triste et incomprise. Les soucis deviennent matériels et restent inaperçus. Personne ne s'en rend compte.