Quel énorme soulagement que de se sentir libre! Tu es celui qui me donnes la force d'avancer, qui me donnes l'envie de me dépasser, et qui es toujours là pour moi. À tes côtés, je me sens invincible. Mon espoir d'un avenir meilleur avec toi est devenu une certitude. J'aime me sentir tienne, et l'éternité ne me fait pas peur tant que je la partage avec toi. Avançons ensemble, mains dans la main, en regardant la même direction, car rien ne nous l'interdit. Le paysage ne nous montre plus l'immensité des montagnes, il a laissé place à la beauté d'une forêt fleurissantes, remplie de mystères, de couleurs, et de vie.. Je pense qu'à deux, nous pouvons accomplir l'inimaginable, tu es du même avis n'est-ce pas? Je n'ai plus peur.
mardi 22 novembre 2011
dimanche 20 novembre 2011
On this lonely road.
Rappelez-vous. Du temps où nous étions des pré-adolescents qui vivaient chaque instant de leur vie avec passion. De simples lycéens à mi-chemin entre l'école et la vie adulte. Souvenez-vous de nos liens soudés, de nos rires, nos folies, de notre complicité et de notre quotidien. Au fond, nous étions comme des enfants de primaire ne pensant qu'à rire et à prendre du bon temps avec différentes personnes. Nos expériences nous ont forgé notre propre personnalité et finalement, nous sommes tous un peu fiers de ce que nous sommes devenus. Nous avons appris de nos erreurs, nous avons pleuré, souffert, et subi l'abandon aussi, mais sans tout cela, nous n'aurions pas notre authenticité aujourd'hui. Nous ne nous imaginions pas grandir avec un autre entourage étant donné que celui nous fréquentions habituellement nous représentait tellement bien. Et pourtant, toutes bonnes choses ont une fin, c'est bien connu. Nous avons tous bien vite quitté cet établissement qui était devenu nôtre et avons essayé tant bien que mal de nous adapter aux circonstances. Un peu trop je crois. Je suis là, derrière cette machine à observer vos changements et je me rends compte que moi, je n'avance pas. Je gaspille mon temps. Vous avez tous l'air épanoui, heureux, nouveau, plus grand, et je ne sais pas si c'est le changement qui provoque cette illusion mais c'est un peu difficile à accepter. J'étais loin de me douter que tout ce que nous avions construit pouvait se détruire si aisément. J'ai eu tord de penser que nous étions plus fort que ça. J'étais sûrement moi-même, une adolescente trop passionnée avec des rêves de gamine et je suis peut-être celle qui refuse de grandir. Il ne reste plus rien que de faux semblants, admettez-le.
vendredi 18 novembre 2011
Je suis incapable d'exprimer ce que je ressens et rien que le fait d'y penser me rend malade, c'est pourquoi le silence est devenu un refuge. Pourtant, à force de rester calme, on finit par se cacher. Les secrets s'accumulent, deviennent pesants et ingérables à la fois. J'étouffe de ce vide que je crée. Dévoiler ce poids serait délivrant, soulageant, tout comme il pourrait changer de face et devenir un lourd fardeau, une asphyxie. J'hésite constamment. Contradictions, interdictions, incarcération, frustrations, discrétion, ACTION. S'il te plaît, soit patient, ce jour viendra.
jeudi 17 novembre 2011
What people always say, you don't have to be.
"Nos prénoms vont bien ensemble, tu ne trouves pas?" écrivait Anna dans sa lettre pour Brandon. Et c'était vrai. Anna et Brandon était un savant mélange de complicité et de mystère. Ils sont un peu marginaux dans leur genre mais pour eux, l'Amour efface la différence. Tant qu'Anna se sentait protégée et que Brandon se sentait puissant, tout ne pouvait qu'aller pour le mieux. Des personnes si complémentaires ne pouvaient pas s'éviter, il en était hors de question. Entre eux deux, il n'y avait qu'Anna qui avait déjà ressenti la souffrance de la distance auparavant. Elle seule connaissait les complications qui allaient surgir et la pression qui s'exerce sur un cœur amoureux. Anna savait parfaitement dans quoi elle s'était élancée, mais était-ce la même chose concernant Brandon? Au fil des jours, la nécessité de s'appartenir s'installait dans leurs deux cœurs. Il n'y avait pas d'Anna sans Brandon, encore moins de Brandon sans Anna. Elle était sa Déesse, il était sa Perfection.
samedi 12 novembre 2011
Like somehow you just don't belong and no one understands you.
Cette femme marche d'un pas décidé. Elle s'élance de trottoirs en trottoirs en gardant une certaine prestance incontournable. Elle est un peu arrogante dans sa démarche, dans la façon dont elle aligne ses pieds lorsqu'elle avance, et dans la manière qu'elle a de rester totalement impassible face à toute remarque extérieure. De ses cheveux jusqu'au bout de ses ongles, on constate l'effort qu'elle met pour ne pas passer inaperçue. C'est sa façon à elle de se considérer comme une femme indépendante, imposante et sûre d'elle. C'est devenu une obsession. J'entends par là, marcher avec un but, se sentir importante, ça a tendance à la fasciner. En réalité, tout est mensonge, envers elle, envers eux, envers le Monde entier. Il y a une énorme différence entre ce qu'elle tente de faire paraître et ce qu'elle est. Cette femme est timide, vulnérable, sensible et est souvent la première à se sous-estimer. Elle apprend à adopter cette attitude pour se forcer à changer, à devenir quelqu'un d'admirable. Elle n'a rien de spécial qui la rend vraiment unique, ses rêves ne sont que chimère, elle divague sans réel but, et en plus de cela, ses pas sont infiniment petits. Son progrès n'est que virtuel, elle ne fait absolument rien de ses journées. Les repères ne sont plus là, ils se font rares ces temps ci, elle s'en sent un peu seule. Ce sentiment de frein devient récurrent. Elle sait que chaque parcours est différent en soi et que sa vie n'appartient qu'à elle qu'elle soit hors-norme ou non, mais la déception prend sans cesse le dessus. Il faut dire qu'elle n'a jamais connu la même jeunesse que la plupart de son entourage, d'une part car ça ne l'intéressait pas, et d'autre part car elle n'en a jamais eu l'opportunité. Mais c'est ce genre de chose qui la questionne. "Qu'aurait été ta vie si tu avais habité Paris? Que serais-tu devenue si tes amis n'étaient pas ceux que tu as fréquenté jusqu'à maintenant? Qui serais-tu si tu avais agis autrement? Aurais-tu été plus épanouie?" Elle a beau croire en l'avenir, ses espoirs s'estompent peu à peu face à ce qu'ils accomplissent. Celui là ne vit plus chez ses parents, celle-ci profite de sa jeunesse, celui-ci n'a pas le temps de s'ennuyer tellement ses amis sont présents ou encore celle là avance à ses côté. Cette femme qui marche d'un pas décidé, n'a en fait nulle part où aller.
mercredi 9 novembre 2011
Stay Strong.
J'ai vu maman pleurer. Elle ne verse jamais de larmes d'habitude, et pourtant là, elles ont coulé soudainement. Je n'ai pas eu le temps de les anticiper, j'ai vu maman pleurer. Maman est malade, au départ je pensais que de nos jours, la médecine était si miraculeuse qu'elle pouvait nous guérir de tout. Maman est en fait gravement malade et je l'ai su dès l'instant où j'ai vu maman pleurer. Il n'y avait qu'elle et moi, et je n'ai pas compris ce qu'il arrivait. Maman a pleuré toutes les larmes de son corps, et moi, je n'ai rien fait. J'étais dans l'impuissance totale, dans le flou, et dans l'incapacité de pouvoir la consoler. Face à la maladie, je devais me montrer forte, pour elle. Maman a pleuré, et pleure sûrement encore, tout comme moi derrière ce miroir. Maman, je commence à avoir peur. Moi qui pensais que tu baignais dans le pessimisme, je réalise que le mal est là. Et moi, je suis inutile.
vendredi 4 novembre 2011
Boy, I need a hug.
La pluie ne cesse de tomber. Chaque goutte résonne dans cette chambre mal isolée. On a comme l'impression que le toit va s'écrouler à chaque averse. Marcher seul sous la pluie est agréable, particulièrement lorsqu'on écoute ces musiques poignantes. C'est un nouveau Monde qui s'ouvre à nous. Un Monde où il fait presque nuit le jour, où les rues sont quasi désertes et où l'on ne parvient qu'à admirer les couleurs des feuilles mortes éparpillées sur le sol. Des tons orangés au beau milieu de couleurs froides. On admire alors le semblant de chaleur qui émane de ce paysage mort. C'est un moment où l'on se sent seul, un peu délaissé peut-être et qui nous pousse à être égoïste. Alors que la pluie s'intensifie, nos pas, eux, ralentissent, attendant l'orage. On a la sensation de n'avoir nulle part où aller, comme si la maison était un foyer déjà trop visité. On ressent tous ce besoin d'évasion et de nouveauté. C'est un jour de pluie, parmi tant d'autres.
mardi 1 novembre 2011
We're stuck where we are.

Je ne sais pas pourquoi j'ai continué de marcher jusque là. Cette route m'était défendue, et pourtant je n'ai pas pu m'empêcher d'aller y jeter un œil. La tentation était trop forte. Au fond, je ne m'attendais pas à ce que le paysage ait autant changé. Mais face à tant d'étincelance, j'ai ressenti quelque chose d'étonnant, le sentiment pressant de rebrousser chemin et de ne plus jamais revenir en ce Nouveau Monde qui ne m'appartenait plus. Déterrer l'enfouis ne mène à rien, cela fait simplement ressurgir l'oubli. Sur le chemin du retour, j'ai ouvert ma boîte à musique. La mélodie était triste, le rêve était beau.
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