jeudi 9 septembre 2010

Quand je te tiens la main, je deviens quelconque.

Difficultés à me lever. C'est ça d'avoir veillé tard juste pour écouter tes silences. A cause de ça, je n'ai pas envie de te répondre. Je monte dans le bus, jusqu'alors vide. Les passagers montent un à un, ils vont presque tous au même endroit. Le bus s'arrête devant la gare. Et il se retourne en me balançant un rire moqueur "tu veux aller à Paris?", "Ha Ha très bonne blague..". Le bus reprend son trajet. Arrivée à destination, je vois cette foule familière que je croise rarement maintenant. Et cette fille s'amène avec son sourire faux qu'elle esquisse si bien. Plus elle me fait ça, plus j'ai envie de la détester. La foule me rend vite mal à l'aise. Putain, j'suis la seule coincée entre deux tables et tu te rends bien compte que quand t'es seule parmi eux, c'est pas si grave. A gauche, ils parlent de leur culture cinématographique ou littéraire mais je n'en ai totalement rien à faire car en plus de ne pas être aussi "cultivée" à leur goût, les leurs ne me plaisent carrément pas! En face, ils parlent de personnes que je ne connais pas, je n'irais donc pas m'interférer. Enfin, à droite ces quatres personnes rigolent tellement qu'il m'est impossible de cerner leur sujet. Je jette un œil sur mon portable pour la énième fois, rien. J'ai plus qu'à manger mon assiette qui ne me donne même pas envie, attendre que le temps passe. There's no tomorrow.