samedi 27 octobre 2012

Iconoclaste.

Il y a des nuits où j'aimerais que le soleil ne pointe pas le bout de son nez. Contrôler le temps, était déjà le genre de rêve que je faisais fréquemment étant petite. Je jouais de l'instant présent et riais de la confrontation passé-futur que je mettais soigneusement en place. Des petits gestes engendrent de grands impacts. -C'était amusant de gâcher ce rencard, car en un temps trois mouvements, la trajectoire du vin avait changé et se versait malencontreusement sur sa jolie robe.- Mais en réalité, c'est irréversible et les choix occupent ainsi une grande importance. "-C'est où? -Chez moi! -Chez moi? -Oui chez moi! -Ah, tu rentres chez moi ce soir? -Chez toi? -Non, chez moi! -Hmm..oui! -Cap?! -Bien sûr, allons chez moi!" Voilà que ce soir là, je ris de tout. Le passé est révolu, le futur est inexistant et le présent consiste à suivre ses pulsions. Alors oui, j'ai oublié le nous, j'ignore le on, mais ce soir ça sera toi et moi. Une nuit insignifiante dans tes bras, suivi d'un départ sans promesse. Un baiser, puis un autre, qui ne veulent absolument rien dire mais qui font du bien. On fait comme si. Comme si le moment était unique et inexistant. Il y a des fois où mes avis divergent. 

mercredi 24 octobre 2012

Home.

Rien que de l'apercevoir, elle me donne du baume au cœur. Elle m'a suivie, depuis toutes ses années. Elle m'a regardée grandir et m'a aidée à m'épanouir. Elle a toujours été un refuge pour moi, une seconde protection. Chaque soir, je la retrouve, chaude et chaleureuse, tout comme je l'aime. C'est une sensation que je ne ressens nulle part ailleurs et qui me fait dire "Qu'on est bien chez soi." Il y a au moins ça. 

dimanche 21 octobre 2012

Rien de plus.



        Tu es coupable de tes actes ainsi que de tes non-actes. C'est pourquoi tu ne dis plus rien. Le silence règne, laissant entendre ce souffle discret mais dérangeant. Tu t'es brûlée la langue bien des fois, laissant ton cœur amer s'en remettre seul. C'est toujours comme ça; les mots veulent sortir mais restent figés, incomplets. Calme n'est pas forcément tranquillité. Un esprit en désordre ne sait pas se manifester correctement, voire nullement. Alors, le temps défile à une allure impressionnante, provoquant chez toi des frustrations car tu aimes avoir le contrôle de tout. A chaque erreur, te voilà affaiblie. Pour une fois, l'écriture s'avère inutile: tu n'arrives plus à dire.

Then leave.

Les gens t'aiment selon leurs besoins.

mercredi 17 octobre 2012

dimanche 14 octobre 2012

Friendzone.

J'aime cette situation, où il n'est pas à moi, mais où il restera toujours près de moi malgré tout. 

mardi 9 octobre 2012





         Anna pleure, sèche cheveux en main. Comme si l'air chaud soufflé sur son visage empêcherait le gonflement de ses yeux le lendemain. Ça n'a jamais marché, mais elle le fait quand même. Elle a besoin de réponse, et le simple fait de la laisser dans l'attente l'énerve au plus au point. Elle se fout de tout ce qui peut se passer, elle se méfie simplement de son image et des autres qui l'ont souvent bernée. Anna ne veut plus avoir affaire avec tout ça, elle veut partir. Se détester, c'est peut-être bien la pire chose que l'on peut s'infliger.

dimanche 7 octobre 2012

Du tout au rien.

J'ai toujours regretté d'avoir accidentellement effacé ce message que j'avais rédigé furtivement sur mon portable assise sur le canapé à tes côtés, comme s'il était utile de l'écrire ici, histoire d'évacuer ma peine. Ce texte, je ne m'en suis jamais vraiment souvenue, mais malgré tout, je sais ce qu'il évoque, et parfois j'y repense. Pourtant, je n'ai jamais pu le reproduire pour la simple et bonne raison qu'il ne serait jamais aussi évoquant et sincère que l'original. Il y a des moments comme maintenant, allongée sur mon lit, la tête soigneusement engouffrée dans ces deux gros oreillers qui n'ont pas servi qu'à moi et dont j'ai eu la gentillesse de prêter mon préféré, une jambe sous la couette et l'autre au dessus, où j'ai besoin de discuter seule. Discuter seule? C'est bien paradoxal, un oxymore comme le définit la littérature ou alors peut-être un problème lié à la schizophrénie d'après le monde psychiatrique. Non, je vous rassure je ne parle pas seule, j'écris. Passons. C'est le portable en main encore une fois, juste après la lecture d'un roman écrit par une mère divorcée, que j'étale moi-même des mots anodins. Ceux qui me connaissent, savent que malgré mes études littéraires, je n'ai jamais aimé lire -enfin presque jamais-. J'ai même essayé une fois de dévorer un bouquin de 500 pages que ma meilleure amie m'avait prêtée, juste parce que j'aimais voir ses étagères remplies de livres et qu'elles me donnaient envie de me les approprier. Bien sûr, j'ai mis tout l'été avant d'abandonner lâchement. "Ah je me doutais que tu n'aimerais pas." Non, bien sûr que non! J'aimais l'histoire et ces personnages auxquels s'identifiait si bien mon entourage ou même moi! La lecture n'est simplement pas mon dada. Qu'est-ce que je disais déjà? Ah oui, mes mots anodins. J'ai mes pensées sous encombres. Il est 23h41 et je compte péniblement le peu de temps qu'il me reste à dormir jusqu'à 05h30, avec l'angoisse de débuter une autre semaine intensive et déstabilisante. D'ailleurs, je ne sais pas concilier relations et travail. Je préfère donner tout ce que j'ai aux autres dans mon milieu professionnel que de profiter de tout ce que je peux bénéficier au niveau personnel. Si je me dis ça, c'est qu'on me l'a déjà en quelques sortes reproché. Dans le fond, c'est peut-être aussi à cause de moi tous ces éloignements, car moi-même je préfère passer mes week-ends seule qu'avec de vieux amis qui ont trop changé ou des nouveaux qui ne me correspondent pas. Tout ça c'est une histoire de longueur d'onde, et je crois bien que moi, j'ai déraillé depuis un moment. Des sourires forcés, il m'est arrivé d'en faire souvent, mais ils ne sont jamais passés comme normaux. Pour faire diversion j'avais l'habitude de mettre ça sur le dos d'une certaine fatigue qui ne m'habitait même pas et je cernais dans leurs regards que je passais alors pour une fille étrange. C'est toujours la même chose. To be continued...

vendredi 5 octobre 2012

Anna recommence peu à peu à se sentir dépressive. Son mal-être a recommencé depuis peu à cause d'une charge énorme de travail qui ne lui laisse aucun temps pour elle. Dès qu'Anna entreprend quelque chose, elle est perpétuellement insatisfaite d'elle-même car elle n'est pas parfaite et l'échec est sa plus grande hantise. Le perfectionnisme d'Anna qui la pousse au stress n'est pas la seule raison. Elle fréquente de nouveaux endroits, tantôt de nouvelles rues avec de beaux jeunes hommes, mais aucun d'eux ne semble déposer son regard sur elle. Elle passe inaperçue et se sent laide. Il faut dire qu'elle n'a plus l'occasion de faire des nuits complètes ou même de prendre soin de son apparence. Anna qui n'a pourtant pas l'habitude de sortir à moitié maquillée et en jogging, se sent changer à contre-cœur. Elle envie ces filles trop minces et très grandes qui se baladent avec leurs cuisses creusées et déformées par trop de carence, autant qu'elles la répugnent. Elle compense à manger telle une boulimique frénétique et s'est même parfois surprise de ses pensées un peu trop osées pour le coup. Oui, Anna a pris du poids et cela semble ternir son sourire. En ce qui concerne la raison de cela, elle reste mitigéeBref, Anna se tait, s'isole, rit et pleure souvent, se regarde dégringoler sans pouvoir agir.