samedi 27 octobre 2012

Iconoclaste.

Il y a des nuits où j'aimerais que le soleil ne pointe pas le bout de son nez. Contrôler le temps, était déjà le genre de rêve que je faisais fréquemment étant petite. Je jouais de l'instant présent et riais de la confrontation passé-futur que je mettais soigneusement en place. Des petits gestes engendrent de grands impacts. -C'était amusant de gâcher ce rencard, car en un temps trois mouvements, la trajectoire du vin avait changé et se versait malencontreusement sur sa jolie robe.- Mais en réalité, c'est irréversible et les choix occupent ainsi une grande importance. "-C'est où? -Chez moi! -Chez moi? -Oui chez moi! -Ah, tu rentres chez moi ce soir? -Chez toi? -Non, chez moi! -Hmm..oui! -Cap?! -Bien sûr, allons chez moi!" Voilà que ce soir là, je ris de tout. Le passé est révolu, le futur est inexistant et le présent consiste à suivre ses pulsions. Alors oui, j'ai oublié le nous, j'ignore le on, mais ce soir ça sera toi et moi. Une nuit insignifiante dans tes bras, suivi d'un départ sans promesse. Un baiser, puis un autre, qui ne veulent absolument rien dire mais qui font du bien. On fait comme si. Comme si le moment était unique et inexistant. Il y a des fois où mes avis divergent.