dimanche 28 décembre 2014

Do I end up happy?

C'est épuisant de faire des choix. Laisser les larmes couler sur l'oreiller, impuissante, tout en songeant à la façon de berner le monde au réveil, les yeux gonflés. Tout semble insurmontable et c'est bien un échec de plus que je ne veux pas vivre, car je ne pourrai pas y faire face. C'est dur d'avancer seule quand les rêves ne prennent pas forme, quand on ne peut compter sur personne et quand on ne se suffit pas à soi-même.



mercredi 3 septembre 2014

Ecrits maladroits.

Il y a celui qui ne sait jamais rien, celui qui en sait trop, celui qui ne devrait pas savoir et celui qu'on aimerait qu'il sache.

J'ai tellement honte. J'ai tout donné pour un pauvre fou. Mon argent, mon corps, mon cœur, mon esprit. Tout. Je me déteste d'être aussi naïve et de devoir écrire des paquets de conneries qui n'intéressent personne à chaque fois que je me mets à pleurer. Je suis fatiguée de me réveiller les yeux enflés et de devoir passer deux heures à masquer la tristesse. Je ne suis plus la même et je sais que la douleur ne passera pas. Et je lui en veux, pour tout, absolument tout. Parce que cette histoire m'a apportée beaucoup plus de peine que de joie. J'ai mis mon orgueil de côté pour un ignorant, un mec aux paroles méprisables. Pourquoi je n'arrive pas à te sortir de ma tête? Pourquoi chaque soir je me sens coupable jusque dans mes rêves?

Je ne sais pas si je me sens triste ou en colère. Peut-être bien les deux. C'est comme si tout ce que nous avions vécus ensemble n'avait plus aucune valeur. Comme si chaque promesse était une poussière. Tout s'est envolé, et je serais incapable de dire comment.

En fait, ce dont j'ai vraiment peur parfois, c'est que ma vie soit faite d'opportunités. Je suis le genre de fille qui ne les saisit plus. Je ne sais même pas si je les vois venir parfois, et seulement après, je regrette. C'est une histoire de mauvais timing. Faire un choix, c'est comme se permettre de chambouler le cours des choses, dans le bon ou dans le mauvais sens. Je ne veux pas prendre la mauvaise direction. Je veux être heureuse, toujours.

Il y a forcément au moins un moment dans votre vie où vous vous êtes dit: "Ma vie est en train de changer". Difficile alors d'entrevoir ce qui va suivre.

Il n'y a pas d'art sans muse. La mienne est partie, l'écriture avec.
Je ne suis qu'une fille ennuyeuse.

J'trouvais qu'on allait bien ensemble. Qu'on était beau, et qu'on s'accordait. Même si c'était visiblement pas réellement ce que j'en crois. Y a peut-être eu plus de larmes que de sourires, d'espoir que d'amour, d'attente que d'attention. Je voulais être la première à m'en aller, mais tu me retiens. J'ai beau m'en plaindre, je ne veux pas que tu m'oublies, alors malgré moi, je reste. Je veux être ton obsession, ton plus doux regret. Il y a des jours où tu m'indiffères, d'autres où tu m'attires irrésistiblement, et d'autres plus noirs où tu sembles me manquer. C'est lâche de penser que tu m'y forces?

C'est comme si ma vie prenait toujours un tournant. Ce qui nous change, c'est la souffrance de nos moments vécus. Seulement cette douleur ne disparaît pas. Elle change d'aspect, d'intensité, mais elle est toujours là, incrustée dans la chair. La réalité c'est que je suis physiquement forte, mais j'ai de plus en plus de mal à m'y faire. Il paraît que je suis trop rude envers moi-même. Que voulez-vous, je ne veux pas être moyenne, je veux réaliser des exploits, être heureuse. Je mélange tout, je brouille les pistes, je m'y perds.

Ce qui devait arriver arrivera. L'esprit se sent malmené de tant de pensées négatives. Tout n'est que torture quotidienne. Quand l'empathie et la compréhension lui échappent, il tremble, se sent nauséeux, perd toute énergie, pleure parfois.

Tu sais, dans le fond, c'est pas l'amour qui me tient tant à cœur. C'est bien plus que ça. La séduction.

J'ai souvent souhaité l'impossible. J'en ai rêvé si fort, que l'illusion semblait réalisable. Tout avait l'air facile et certain. J'ai rencontré cette personne sans vraiment le vouloir. Elle s'est approchée de moi et dès les premiers mots que nous avions échangés, j'ai su que je m'y accrocherais. C'est un peu la seule personne qui me comprenait vraiment, mon Moi au masculin. J'en ai imaginé des scénarios! Des banals comme des plus fous! Mais tout est éphémère et j'ai du mal à admettre que cette personne me manque.

Tu avais besoin de changer d'air, aussitôt dit, aussitôt fait. Le voyage était difficile et long mais tellement bénéfique. Tu as offert tout ce que tu pouvais au risque de te mettre en danger. Chacun de tes sourires a été récompensé et tu t'es sentie grande dans ce Pays imaginé.

Ma vie est un tas de défaites, c'est un chantier de cœurs meurtris, de fantômes errants, d'espoirs détruits, d'anges déchus, de pensées négatives. Les corps brisés sont empilés çà et là, le sang ne coule presque plus, complètement asséché avec l'usure. En réalité, on distingue mal les personnes, c'est un puzzle détruit.

C'est étrange de remonter quatre ans en arrière et d'observer notre évolution. Tu es ma plus belle rencontre, ma plus grand inspiration, mon sentiment le plus poignant, mes larmes les plus sincères, et mes rires les plus fous. Tu es toute ma nostalgie, tout mon bonheur d'adolescente, toute ma découverte idyllique. Tu es mon plus charmant regret, mon plus doux baiser, ma plus tendre amertume. Tu es celui qui ne disparaîtra jamais de mon esprit, que je t'aime, que je te déteste, que je t'apprécie, que je t'envie, ou encore que je te jalouse, je n'arriverais jamais à t'indifférer. Tu es là, coincé en moi, et quand je repense à toutes nos épreuves surmontées ensemble, je me sens forte. Le temps adoucit les sentiments, accorde le pardon, et nous permet de renaître. Mon bonheur semble s'être envolé, mais je suis heureuse d'y avoir goûté. Je suis émerveillée de ce que la vie m'apporte.

Je n'ai pas envie de me sentir triste, ou même vide sans quelqu'un. Je ne veux pas exister à travers un homme, je veux simplement voir de la fierté dans ses yeux.

Le plus difficile dans l'histoire, ce n'était pas la fin, mais plutôt d'admettre qu'elle n'a rien signifié du tout. Quoi de plus frustrant que d'être une poussière qu'on dégage d'un simple souffle? Elle est partie, et en réalité, elle en a tellement souffert qu'il lui est arrivée de prier Dieu de la laisser mourir par accident, n'ayant elle-même pas le courage de le faire. Il lui arrivait fréquemment de passer sa journée dans son lit, recroquevillée dans ses draps bleus à se demander pourquoi elle s'entêtait ainsi. Elle le détestait lui, se détestait elle, mais ceux qui prenaient bien plus, c'était les autres. Combien de fois a-t'elle répondu de manière si sèche pour éviter la fausse compassion, combien de fois encore a-t'elle volontairement oublié son portable dans son lit pour ne plus le voir clignoter?

Chaque matin, tu te lèves et files regarder ton reflet dans le miroir. Chaque jour, ton visage semble s'âbimer davantage. Tu ne peux pas t'empêcher de contempler le moindre changement. C'est toujours la même chose. Parfois, tu te sens tellement répugnante que tes larmes coulent. Ainsi, tu t'isoles.

Et si je n'étais qu'une silhouette pour toi? Un idéal erroné par tes sentiments fugaces. Et si la réalité ne te convenait pas, ou insuffisamment? Si mon visage abîmé te faisait peur, ou reculer? Si ton mystérieux passé te manque par la suite? J'ai peur d'être celle qui aime le plus. Qui pense à toi plus qu'à moi. Qui accepte tout et renie sa propre valeur. Le danger approche à grands pas mais mes angoisses ne suffisent pas à l'éloigner. Ne sais-tu pas que je suis maladivement jalouse? Je ne sais pas si c'est la lune qui me fait sentir ainsi, ou si c'est cette impression de ne pas être assez bien, ou encore du fait que j'ai l'impression de t'envahir quelques fois. J'attends ces jours avec impatience.

Descellez-moi ces chaînes qui m'étouffent la gorge. Enlevez-moi ce poids qui s'alourdit au fil des jours.

Si tu ne t'accroches pas jusqu'au bout à ces personnes, tu leur donneras juste la même impression que tu as d'elles, qu'elles n'en n'ont rien à faire. Et elles "partiront".

La sensation de ces ballades hivernales ne disparait pas. La beauté est dans l'absence.

Vous est-il déjà arrivé de vous demander qu'est-ce que vous faites ici? En ce monde? Dans ce corps? Et ce que ça représentait vraiment? Au fond, pourquoi cherche-t'on à donner un sens à notre vie s'il n'en existe pas? Après tout on vit pour mourir. Je ne sais pas si c'est plus pessimiste que réaliste ou l'inverse. Aussi, les gens font-ils semblant d'être heureux? Tout le monde est-il fait pour l'être? Chacun finit-il par trouver ce qui le satisfait réellement? En vérité, nous perdons notre temps à chercher ce qui ne nous appartiendra jamais. On aura beau y croire de toutes nos forces, espérer ne suffit plus.

Courir en rond, d'une allure pénible, suivant de près les lignes qui délimitent nos pas. Se remplir la tête d'idées noires, puis regarder le ciel, et la vider. Contempler chaque nuage, y décripter un avenir. Se sentir essouflée mais ne pas s'arrêter. Sentir les battements de cœur qui surpassent les pensées. Courir. Ressentir l'effort, le changement, la réalité et la mêler au rêve.


Aller mal tout le temps, avant, cela ne me ressemblait pas.
Pourquoi ne suis-je simplement pas comme les autres?


mercredi 27 août 2014

Prendre les devants.

Je dis souvent que je vais changer cette fois ci, que je vais devenir meilleure et que c'est facile, mais ce n'est pas totalement vrai. Je suis effrayée des pas que je fais, du chemin qu'il me reste à parcourir, et des possibilités qui s'offrent à moi. Je m'en veux tellement d'être si peureuse, si absente, si passive. Je m'enfonce, je m'engouffre parce que j'ai froid, et ne le prenez pas mal, mais je n'arrive pas à en parler sans que cela me démoralise. J'ai ce besoin de révolutionner les choses, que les temps changent et qu'ils tournent en ma faveur. Sinon, j'ai la sensation de tomber en petites miettes. J'ai tendance à cacher ce qui me dérange. C'est comme enfermer un secret dans un petit coffre à clé, le planquer au fin fond d'un tiroir et ne jamais le ressortir, en ayant pourtant conscience qu'il est là, et qu'il est douloureux. 

samedi 19 juillet 2014



Anna change. Si raisonnable d'habitude, elle se laisse aller à ses envies. Elle se sent libérée chaque fois qu'elle entrave ses interdits, chaque fois qu'elle repousse ses limites, sa peur qui l'enferme. Anna doute continuellement, mais elle veut croire qu'elle peut devenir qui elle veut être, à tout moment. Elle n'arrive même plus à écouter les mises en gardes et les conseils, elle n'en fait qu'à sa tête. De toute façon, ils ne comprennent pas ce qu'elle vit. Cela fait tellement de bien de vivre de ses propres choix. Chaque jour est un combat contre elle-même, et chaque réussite la rend fière et optimiste. Elle pense et repense sa vie, d'une autre façon. Elle essaie simplement de saisir les opportunités, de passer de bons moments, d'être heureuse.

jeudi 17 juillet 2014

"Elle a deux grands yeux grand ouverts sur la vie. Elle a un cœur toujours ouvert qui dit oui. Elle est toujours prête à sourire aux amis. C'est un mélange de volonté et de générosité. Elle a des moments de tristesse et elle pleure. Elle a des moments de tendresse à plein cœur. Et voilà tout, elle ressemble à tous les enfants, qui portent sans savoir pourquoi, du bonheur entre leurs doigts. Suis ton rêve Gwendoline. Suis ton rêve Gwendoline, car un jour tu le sais bien, tu trouveras ta vérité en chemin. Suis ton rêve Gwendoline. Suis ton rêve Gwendoline! Plus tu chercheras, mieux tu trouveras, quelqu'un comme toi, qui te sourira."

samedi 12 juillet 2014

D'habitude, on me traîne çà et , on me montre, je suis, j'écoute, j'observe, je suis plutôt passive finalement. Et là, c'est à moi de mener la barque, c'est à moi de contrôler, de diriger. Oui, mais non. Avec toi, c'est sans effort que l'on marche ensemble. L'heure tourne si vite, que j'ai à peine le temps de réaliser ta présence. Tout est toujours si simple, si naturel. La complicité se renforce, et à y réfléchir, je ne sais même plus à partir de quand elle s'est créée. Le fait est, qu'il existe vraiment trop peu de personnes envers qui on peut se livrer tout entier. Sans crainte d'être moins aimé, sans peur de déplaire ou d'être jugé, sans pudeur, sans chichis, sans malice, sans arrière-pensée. Tu es cette personne pour moi. Tu me valorises, me grandis, me conseilles, me soutiens. Tu es mon pilier, mon Alter-Ego.

jeudi 10 juillet 2014

Et puis, Anna s'en fout. Pour se changer les idées, elle enfile une mini-jupe, ses chaussures fétiches -qui allongent son allure mais qui restent confortables-, se maquille soigneusement et ignore son portable. Son ventre fait des nœuds, mais elle affronte le Monde, les regards et les critiques. Elle fait des projets dans sa tête. Elle se dit qu'elle reprendra le sport, qu'elle est déjà devenue une sacrée lectrice, qu'elle n'hésitera pas à découvrir d'autres endroits qui la font se sentir libre. En fait, elle saura se trouver des passions, des passe-temps, des occupations pour éviter de cogiter. Il faut juste qu'elle s'y mette. Elle a quand même un gros avantage sur les autres; elle se suffit à elle-même.

dimanche 6 juillet 2014

Stay away, leave me alone.

J'aime pas avoir raison. Accompagnée et pourtant si seule. C'est toujours TOUJOURS la même chose. Les mêmes moments qui me rendent euphorique et les mêmes déceptions qui me mettent plus bas que terre. Pourquoi aujourd'hui, toutes ces filles qui t'entourent semblent plus attrayantes, plus bavardes et cools? Pourquoi tu les regardes comme ça? Pourquoi tu les taquines? Pourquoi tu demandes à voir celle-ci ce soir? Pourquoi les chercher et ne pas te contenter de moi à côté? Pourquoi c'est à moi de te prendre la main pour te rappeler à l'ordre? Pourquoi c'est à moi de fixer ton visage pour que tes yeux se tournent vers le mien? Pourquoi j'arrive même pas à te faire dire quelque chose de mignon? Pourquoi tu te tais? Parce que je n'en vaux pas la peine. Parce que tu ne m'imaginais pas si réfléchie, observatrice, réservée, ennuyeuse. Je me sens humiliée.

vendredi 4 juillet 2014

Ça m'fait flipper. J'ose pas les mots doux, les petites attentions, l'admiration,.. Je passerais pour une faible et je te ferais fuir. Si je suis moi-même, si je te dévoile tout ce qui me traverse l'esprit, tu t'en iras. À chaque silence son petit départ. Petits pas, petits pas, venez à moi. 

dimanche 29 juin 2014

Tes câlins cessent toute ecchymose.

Ta main prends la mienne, et me tire à la découverte de tout Paris. Ton intérêt est pur, et je vois bien que tu cherches à me plaire. J'aime donner mon avis, entendre tes histoires, te raconter les miennes, te faire rire. À tes côtés, je n'ai plus peur. J'enfreins les règles qui me paraissent soudainement illusoires. Je m'en moque, me laisse aller au plaisir. Tout paraît plus beau, plus facile, je me sens invincible. Cette insouciance est temporaire, j'aimerais pourtant qu'elle ne s'arrête jamais. Et je brûle d'envie de te revoir, plus souvent, plus longtemps. 

samedi 28 juin 2014

A tout jamais de celles qui entrouvrent fenêtre, qui parlent et puis se jettent.

Je tourne en rond. Je m'ennuie. Je lis et relis ce que je connais déjà. Je n'ai pas envie de répondre, de me montrer disponible, parce que j'ai l'air ridicule à ne rien faire. Je suis jalouse, envieuse, j'ai peur. Je fais l'ignorante, à la "suis moi je te fuis" mais ça semble perdre effet. Comment font les autres? Je n'ai jamais rien compris à tout ça. Ça cloche toujours chez moi. Je cherche un signe, un remède, un mode d'emploi; que faire? Attendre, attendre, ça me ramollit. Ça me rend mièvre, inintéressante, pathétique. Puis au final, rien.
"Poussière vivante, je cherche en vain ma voie lactée. Dans ma tourmente, je n'ai trouvé qu'un mausolée. Et je divague. J'ai peur du vide. Je tourne des pages, mais des pages vides. Poussière errante, je n'ai pas su me diriger. Chaque heure demande pour qui, pour quoi, se redresser. Et je divague, j'ai peur du vide. Pourquoi ces larmes? Dis, à quoi bon vivre? Mais mon Dieu de quoi j'ai l'air? Je sers à rien du tout. Et qui peut dire dans cet enfer ce qu'on attend de nous, j'avoue. Ne plus savoir à quoi je sers, sans doute à rien du tout. A présent je peux me taire si tout devient dégoût. Poussière brûlante, la fièvre a eu raison de moi. Je ris sans rire, je vis, je fais n'importe quoi. Et je divague, j'ai peur du vide. Je tourne des pages, mais, des pages vides."                                         

                                                                                                                 Mylène Farmer

vendredi 27 juin 2014

Merci

C'est sur le chemin du retour, redressant la tête, qu'elle titube, qu'elle réalise. C'est terminé. Tout ce temps où elle pensait faire du sur place, où elle soufflait en pressant le pas, était important. Elle passe sa vie à bâtir, démolir, construire, anéantir, prendre, perdre, essayer, réessayer, recommencer. Elle n'était pas vraiment seule, pas autant qu'aujourd'hui. Qui l'attendrait maintenant pour manger avec elle, ou simplement pour passer du bon temps? Qui se plierait en quatre pour la faire rire? Qui la ferait se sentir importante, lui permettrait d'être naturelle? Qui la sortirait le soir, la protégeant de la nuit? Ils étaient là, même quand ils étaient loin. Maintenant, les pièces sont neutres, les placards vides, les surfaces propres, le cœur plein.

mercredi 25 juin 2014

Comment une fille comme moi pourrait attirer un gars comme toi? Je ne te cache pas que j'y ai pensé toute la soirée dans mes habits pastels. Tu étais beau, sombre et chic. Je me suis sentie ridicule, alors j'ai juste souri. Je t'ai suivi partout, jusqu'à ce que tu les touches, mes cheveux. J'avais peur que tu penses qu'ils soient cassants, secs, ou emmêlés dans tes mains expertes, mais non. Tu as bu dans mon verre, j'ai bu dans le tien, et c'est là que j'ai compris que quelque chose allait se produire. J'ai franchi mes limites, sans nulle boule au ventre. Tu as soudainement pris ma main, puis tu t'es accroché tout entier à moi. Tes bras m'ont serrée si fort, comme si j'étais précieuse. Tes baisers timides.. C'est la première fois que ça m'arrive, ces attentions affectueuses et sages. Je n'ai pas dormi de la nuit, je n'ai fait que profiter de tes bras, ton corps chaud entier contre le mien, tes bras toujours aussi serrés, t'incitant à te réveiller de temps en temps, pour me persuader que tout est bien réel. Le lendemain matin, tu ne t'es pas éloigné, bien au contraire. Je me suis sentie heureuse. Aimée et chouchoutée. Une petite fille dans un parfum d'homme. Pourtant, comme d'habitude, une fois seule chez moi, je doute, je me rejette, je me remplis d'idées farfelues, j'ai peur que tu m'abandonnes.

vendredi 20 juin 2014

Je m'impose constamment des limites que j'ai peur de franchir. Pourtant, c'est paradoxal, mais j'ai l'impression qu'elles m'empêchent d'être heureuse. Malgré tout, elles me sécurisent du danger qui rôde. Si jamais je franchissais le pas, que se passerait-il? Je serais sans doute sous l'euphorie, puis incroyablement déçue, triste. J'envie les autres, qui ne se posent pas tant de questions inutiles sur le Monde, qui se font plaisir, qui agissent dans leur propre intérêt. J'ai pas la conscience tranquille. Et sans cesse, on m'accuse d'être bizarre. On juge mon angoisse, on la minimise, on la broie on la sous-estime; mais elle est là.

mercredi 18 juin 2014

Rest in peace.


Au fond, je n'ai pas tant changé. Dès mon plus jeune âge, j'ai toujours été l'enfant sage, modèle, presque parfait. J'ai toujours voulu être la meilleure, et j'ai toujours tout réussi. J'ai toujours eu le mot à dire, le conseil à placer. Et encore aujourd'hui, cette lueur dans leurs yeux est tout ce qui me récompense. J'ai aussi toujours été à part, dans ma façon d'être, comme dans ma façon d'apparaître. Je veux dire, j'ai toujours eu un style assez noir, atypique, parfois provoquant, en totale contradiction avec mon air jovial. J'ai toujours écris dans mon coin ma solitude. Toujours appartenu à cette réserve incomprise. Je n'ai jamais réellement eu foi en l'amitié, seulement en l'amour. Et mon rêve a toujours été celui de mener une vie stable, équilibrée, de fonder ma propre famille, d'avoir mes enfants, et de les rendre heureux. Et c'est toute cette contradiction entre la réalité et moi qui font que mes envies sont différentes des vôtres. Je ne veux pas me sentir coupable, regrettable de mes choix, de ma façon de vivre. Dans le fond, je m'y plais. C'est ce qui importe. 

dimanche 15 juin 2014








       "Le moment dont j'ai toujours rêvé est en train de disparaître, et après que tous les gens en qui je croyais m'aient quitté, je suis resté seul."

samedi 14 juin 2014

Je suis épuisée d'être moi. Une femme pleine de contradictions, qui ne sait pas faire des choix seule, qui a du mal à s'y mettre et qui regrette. Une pleurnicharde qui subit une vie ennuyeuse. Une idiote qui ne prend pas les risques jusqu'au bout, qui choisit la facilité. Une imbécile qui écoute toujours ses parents, une bonne à rien qui n'évolue pas. Une fille solitaire qui ne sait même pas qui elle est, qui elle veut devenir. Une peureuse qui répand le mal, malgré elle. Une enfant perturbée par la nouveauté, par l'inconnu. Une personne qui s'enterre dans sa tristesse. Je ne sais plus comment m'en sortir, je ne sais plus qui je suis, je ne sais plus pourquoi j'écris et l'influence que ça pourrait avoir dans ma vie, à qui je parle, ce que je dis, et pourquoi. Je ne finis par connaître que des déceptions et souhaiter en finir.

lundi 9 juin 2014

Comme chaque année, elle se tient plantée là, dans la nuit, à regarder le ciel. C'est fascinant. Tellement de couleurs qui s'entremêlent, qui brillent, qui virevoltent aux sons des musiques qui font vibrer nos cœurs. Comme des orages qui ébranlent tout sur leurs passages. En fait, c'est à ce moment précis qu'elle peut tout et ne rien ressentir à la fois. Le seul moment où elle aime se sentir vivre sans savoir pourquoi. Comme si un élan d'optimisme la traversait, bien qu'au fond d'elle se produit tout le contraire. C'est dans ce chaos qu'elle se reconnaît. Ce moment n'est que trop rare, trop précieux.

dimanche 1 juin 2014

Condamnée

Rien que d'y penser lui donne la nausée. Çà lui prend les tripes, lui tire les ovaires même, la plie en deux, la tord en quatre, monte, monte l'acidité, empoisonne la gorge, et meurt dans la bouche amère. Cette colère qu'elle aimerait expulser ne fait que la bouffer, de long en large, la ronge de l'intérieur, chaque petit bout de chair y passe. Ni plus, ni moins. L'ulcère peut-être. Bref, la vie est ainsi et Anna doit l'endurer. Elle doit payer le temps gâché. Elle se torture l'esprit, se décompose devant les portes sans issues, n'y croit plus. La culpabilité pèse sur son cœur lourd, l'étouffe. Elle s'en veut; la paresseuse, en veut aux autres; ces lâches, ces idiots, ces hypocrites, comme à tous ces moutons. Tous les mêmes dit-elle. Elle en veut à toute la France, presque au Monde Entier et à celui qui prétend le gouverner. Le pessimisme est là, Anna mène une vie poussière, souillée.

samedi 24 mai 2014

J'aime me lever et entendre le chant des oiseaux, me prélasser dans un coin d'herbe ensevelie d'un grand rayon de soleil, me balader en me sentant libre, inconnue. J'aime ces journées où j'ai du temps pour moi, pour tout et ne rien faire à la fois. Ne penser à rien, regarder les nuages tourner, leur inventer une forme parfois, puis me dire que ce n'est pas si mal. Me faire plaisir, ne pas me priver, ne pas me forcer. Un bouquin entre les mains. Tranquille.

vendredi 23 mai 2014

Les hommes gentils, on ne les aime pas.

"Elle l'aime. Elle n'aime que lui. Elle l'étreint, muette et désespérée. L'enserre fort dans ses bras de peur qu'il ne lui échappe. Frissonne à l'idée qu'il va repartir. Il va repartir, c'est sûr. Il a sûrement été déçu quand il l'a revue. Elle n'est pas aussi brillante que les autres filles qu'il voit dans l'année. Pas aussi intelligente. Alors il va partir. Il ne dit rien parce qu'il ne veut pas lui faire de peine mais elle n'est pas à la hauteur. Alors quand le reverra-t-elle? Quand?"

Katherine Pancol - Les hommes cruels ne courent pas les rues

vendredi 16 mai 2014

You have no idea how worthless you made me feel.



              L'estomac se noue, puis la gorge. Plus un son ne sort. Les larmes montent, mais Anna les retient, du mieux qu'elle peut. Elle ne sait plus quoi faire pour calmer son mal-être. Elle finit par se méfier du monde entier, par se détester parfois. Ses idées sont de plus en plus sombres, son visage inexpressif. Le plus effrayant dans tout ça, c'est que cette tristesse est devenue refuge. Elle n'a plus le courage de se livrer aux inconnus, les yeux plongés dans les bouquins. Anna a beau se regarder pleurer, elle ne comprend pas pourquoi les choses ne sont pas en sa faveur. Qu'a-t'elle fait pour en arriver là? 





dimanche 4 mai 2014

To me, you are nothing.

Accompagnée, et pourtant si seule. C'est lorsqu'il s'en va, qu'Anna réalise qu'elle n'est qu'une pauvre idiote. C'est toujours la même rengaine, en fait. À croire qu'elle n'est pas faite pour l'Amour. Anna donne sans recevoir, mais ne parvient jamais à garder les personnes à ses côtés. Elle ne peut s'en prendre qu'à elle-même de reproduire les mêmes erreurs qu'elle s'était jurée ne plus jamais répéter. Les autres filles doivent être bien différentes d'elles. Plus chiantes, plus intéressantes, plus aimantes. Peut-être que sa vie ne se résume qu'à pleurer sa solitude. 

samedi 22 février 2014








           J'aspire à quelque chose de grand, et en même temps, j'ai la sensation que mes rêves sont inaccessibles. Souvent, les larmes surgissent, avant même d'avoir pu ressentir une once de tristesse. Je ne sais plus vraiment comment je dois me sentir. Tantôt la routine que je mène me réconforte, autant qu'elle m'angoisse quelques fois. J'aimerais tellement savoir quel genre de vie m'attend. J'ai peur de ne pas être heureuse. Je n'ai pas la force d'essayer.

samedi 15 février 2014

Don't trust anyone.

Il ne me reste plus rien. Absolument tous les bons souvenirs se sont transformés en souffrance atroce. Je ne peux plus le supporter. Je ne peux plus voir toutes ces personnes hypocrites. Je veux vivre ma vie comme je l'entends. Vivre cachée. Oubliez moi. Je vous déteste tous. TOUS. Bande de salops. Sales garces. Adieu.

dimanche 26 janvier 2014

Give your heart a break.

Tout n'est que plaisanteriepure moqueriegrossier mensonge, ou désintérêt total. J'ai l'impression d'être un jouet finalement. Alors je préfère partir, tout abandonnerrester seule et me dire que la solitude est le plus beau des plaisirs. Parfois je le pense, d'autres fois c'est un Monde qui s'écroule. J'ai la larme tellement facile que j'en ai mal à la tête. J'essaie d'oublier, d'être forte et de mener une vie paisible. Mais ça devient terriblement douloureux d'avancer à travers des pertes. Parfois j'ai mal sans raison. Ça ne va pas. Vraiment pas.