Ta main prends la mienne, et me tire à la découverte de tout Paris. Ton intérêt est pur, et je vois bien que tu cherches à me plaire. J'aime donner mon avis, entendre tes histoires, te raconter les miennes, te faire rire. À tes côtés, je n'ai plus peur. J'enfreins les règles qui me paraissent soudainement illusoires. Je m'en moque, me laisse aller au plaisir. Tout paraît plus beau, plus facile, je me sens invincible. Cette insouciance est temporaire, j'aimerais pourtant qu'elle ne s'arrête jamais. Et je brûle d'envie de te revoir, plus souvent, plus longtemps.
dimanche 29 juin 2014
samedi 28 juin 2014
A tout jamais de celles qui entrouvrent fenêtre, qui parlent et puis se jettent.
Je tourne en rond. Je m'ennuie. Je lis et relis ce que je connais déjà. Je n'ai pas envie de répondre, de me montrer disponible, parce que j'ai l'air ridicule à ne rien faire. Je suis jalouse, envieuse, j'ai peur. Je fais l'ignorante, à la "suis moi je te fuis" mais ça semble perdre effet. Comment font les autres? Je n'ai jamais rien compris à tout ça. Ça cloche toujours chez moi. Je cherche un signe, un remède, un mode d'emploi; que faire? Attendre, attendre, ça me ramollit. Ça me rend mièvre, inintéressante, pathétique. Puis au final, rien.
"Poussière vivante, je cherche en vain ma voie lactée. Dans ma tourmente, je n'ai trouvé qu'un mausolée. Et je divague. J'ai peur du vide. Je tourne des pages, mais des pages vides. Poussière errante, je n'ai pas su me diriger. Chaque heure demande pour qui, pour quoi, se redresser. Et je divague, j'ai peur du vide. Pourquoi ces larmes? Dis, à quoi bon vivre? Mais mon Dieu de quoi j'ai l'air? Je sers à rien du tout. Et qui peut dire dans cet enfer ce qu'on attend de nous, j'avoue. Ne plus savoir à quoi je sers, sans doute à rien du tout. A présent je peux me taire si tout devient dégoût. Poussière brûlante, la fièvre a eu raison de moi. Je ris sans rire, je vis, je fais n'importe quoi. Et je divague, j'ai peur du vide. Je tourne des pages, mais, des pages vides."
Mylène Farmer
vendredi 27 juin 2014
Merci
C'est sur le chemin du retour, redressant la tête, qu'elle titube, qu'elle réalise. C'est terminé. Tout ce temps où elle pensait faire du sur place, où elle soufflait en pressant le pas, était important. Elle passe sa vie à bâtir, démolir, construire, anéantir, prendre, perdre, essayer, réessayer, recommencer. Elle n'était pas vraiment seule, pas autant qu'aujourd'hui. Qui l'attendrait maintenant pour manger avec elle, ou simplement pour passer du bon temps? Qui se plierait en quatre pour la faire rire? Qui la ferait se sentir importante, lui permettrait d'être naturelle? Qui la sortirait le soir, la protégeant de la nuit? Ils étaient là, même quand ils étaient loin. Maintenant, les pièces sont neutres, les placards vides, les surfaces propres, le cœur plein.
mercredi 25 juin 2014
Comment une fille comme moi pourrait attirer un gars comme toi? Je ne te cache pas que j'y ai pensé toute la soirée dans mes habits pastels. Tu étais beau, sombre et chic. Je me suis sentie ridicule, alors j'ai juste souri. Je t'ai suivi partout, jusqu'à ce que tu les touches, mes cheveux. J'avais peur que tu penses qu'ils soient cassants, secs, ou emmêlés dans tes mains expertes, mais non. Tu as bu dans mon verre, j'ai bu dans le tien, et c'est là que j'ai compris que quelque chose allait se produire. J'ai franchi mes limites, sans nulle boule au ventre. Tu as soudainement pris ma main, puis tu t'es accroché tout entier à moi. Tes bras m'ont serrée si fort, comme si j'étais précieuse. Tes baisers timides.. C'est la première fois que ça m'arrive, ces attentions affectueuses et sages. Je n'ai pas dormi de la nuit, je n'ai fait que profiter de tes bras, ton corps chaud entier contre le mien, tes bras toujours aussi serrés, t'incitant à te réveiller de temps en temps, pour me persuader que tout est bien réel. Le lendemain matin, tu ne t'es pas éloigné, bien au contraire. Je me suis sentie heureuse. Aimée et chouchoutée. Une petite fille dans un parfum d'homme. Pourtant, comme d'habitude, une fois seule chez moi, je doute, je me rejette, je me remplis d'idées farfelues, j'ai peur que tu m'abandonnes.
vendredi 20 juin 2014
Je m'impose constamment des limites que j'ai peur de franchir. Pourtant, c'est paradoxal, mais j'ai l'impression qu'elles m'empêchent d'être heureuse. Malgré tout, elles me sécurisent du danger qui rôde. Si jamais je franchissais le pas, que se passerait-il? Je serais sans doute sous l'euphorie, puis incroyablement déçue, triste. J'envie les autres, qui ne se posent pas tant de questions inutiles sur le Monde, qui se font plaisir, qui agissent dans leur propre intérêt. J'ai pas la conscience tranquille. Et sans cesse, on m'accuse d'être bizarre. On juge mon angoisse, on la minimise, on la broie on la sous-estime; mais elle est là.
mercredi 18 juin 2014
Rest in peace.

Au fond, je n'ai pas tant changé. Dès mon plus jeune âge, j'ai toujours été l'enfant sage, modèle, presque parfait. J'ai toujours voulu être la meilleure, et j'ai toujours tout réussi. J'ai toujours eu le mot à dire, le conseil à placer. Et encore aujourd'hui, cette lueur dans leurs yeux est tout ce qui me récompense. J'ai aussi toujours été à part, dans ma façon d'être, comme dans ma façon d'apparaître. Je veux dire, j'ai toujours eu un style assez noir, atypique, parfois provoquant, en totale contradiction avec mon air jovial. J'ai toujours écris dans mon coin ma solitude. Toujours appartenu à cette réserve incomprise. Je n'ai jamais réellement eu foi en l'amitié, seulement en l'amour. Et mon rêve a toujours été celui de mener une vie stable, équilibrée, de fonder ma propre famille, d'avoir mes enfants, et de les rendre heureux. Et c'est toute cette contradiction entre la réalité et moi qui font que mes envies sont différentes des vôtres. Je ne veux pas me sentir coupable, regrettable de mes choix, de ma façon de vivre. Dans le fond, je m'y plais. C'est ce qui importe.
dimanche 15 juin 2014
samedi 14 juin 2014
Je suis épuisée d'être moi. Une femme pleine de contradictions, qui ne sait pas faire des choix seule, qui a du mal à s'y mettre et qui regrette. Une pleurnicharde qui subit une vie ennuyeuse. Une idiote qui ne prend pas les risques jusqu'au bout, qui choisit la facilité. Une imbécile qui écoute toujours ses parents, une bonne à rien qui n'évolue pas. Une fille solitaire qui ne sait même pas qui elle est, qui elle veut devenir. Une peureuse qui répand le mal, malgré elle. Une enfant perturbée par la nouveauté, par l'inconnu. Une personne qui s'enterre dans sa tristesse. Je ne sais plus comment m'en sortir, je ne sais plus qui je suis, je ne sais plus pourquoi j'écris et l'influence que ça pourrait avoir dans ma vie, à qui je parle, ce que je dis, et pourquoi. Je ne finis par connaître que des déceptions et souhaiter en finir.
lundi 9 juin 2014
Comme chaque année, elle se tient plantée là, dans la nuit, à regarder le ciel. C'est fascinant. Tellement de couleurs qui s'entremêlent, qui brillent, qui virevoltent aux sons des musiques qui font vibrer nos cœurs. Comme des orages qui ébranlent tout sur leurs passages. En fait, c'est à ce moment précis qu'elle peut tout et ne rien ressentir à la fois. Le seul moment où elle aime se sentir vivre sans savoir pourquoi. Comme si un élan d'optimisme la traversait, bien qu'au fond d'elle se produit tout le contraire. C'est dans ce chaos qu'elle se reconnaît. Ce moment n'est que trop rare, trop précieux.
dimanche 1 juin 2014
Condamnée
Rien que d'y penser lui donne la nausée. Çà lui prend les tripes, lui tire les ovaires même, la plie en deux, la tord en quatre, monte, monte l'acidité, empoisonne la gorge, et meurt dans la bouche amère. Cette colère qu'elle aimerait expulser ne fait que la bouffer, de long en large, la ronge de l'intérieur, chaque petit bout de chair y passe. Ni plus, ni moins. L'ulcère peut-être. Bref, la vie est ainsi et Anna doit l'endurer. Elle doit payer le temps gâché. Elle se torture l'esprit, se décompose devant les portes sans issues, n'y croit plus. La culpabilité pèse sur son cœur lourd, l'étouffe. Elle s'en veut; la paresseuse, en veut aux autres; ces lâches, ces idiots, ces hypocrites, comme à tous ces moutons. Tous les mêmes dit-elle. Elle en veut à toute la France, presque au Monde Entier et à celui qui prétend le gouverner. Le pessimisme est là, Anna mène une vie poussière, souillée.
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