Tant de rage refoulée dans cette âme instable subsiste, elle finit par éclater. Ils ont juste fini par te bouffer, crue, entière, de long en large. La vermine a fini par t'exterminer, littéralement. Tu figures alors que tu pourrais briller, tu supportes ce que tu as tant de mal à avaler. Plus rien, il ne reste absolument plus rien de toi, ni même un songe. Tu as disparu, les bras t'ayant salement repoussée d'un coin à l'autre . Jamais plus les mots ne te consoleront, c'en est beaucoup trop. L'overdose d'échec t'a anéantie. Les larmes auront beau s'entrechoquer, ta respiration devenir irrégulière, le cœur lâcher momentanément, ta voix restera coite. Aucune oreille amie n'est utile, le réconfort ne suffit plus à soulager ta peine. Tu erres seule dans le néant et personne ne vit ce que tu ressens. Le pessimisme est en toi, la haine aussi. Ainsi va la descente aux Enfers.

