
Pour toi, rien que pour toi, une dernière fois, ressentir cette sympathie. Le 5 Mai 2008 est un jour qui nous a tous deux marqué. Sourires aux lèvres, mots d'amour, téléphone nuit et jour, complicité, parfaite idylle. Je m'en rappelle encore de ton rire, de tes cœurs, de tes rêves un peu loufoques et des miens aussi. Quand tu t'endormais sans cesse au téléphone de m'avoir trop parlé, d'avoir été forcé de chanter rien que pour moi. De ton frère qui n'était au courant de rien et qui me racontait que tu courais pour me revenir au plus vite. Mon cœur battait sans répis. Puis les premières larmes, et les envies. 30 Août 2008, la plus belle date de notre vie -du moins c'est mon cas-. Première rencontre dans un univers féérique, des sensations à m'en couper le souffle. Tu sentais bon, tu étais grand, tu étais beau, tu riais, tes yeux pétillaient et je ne pouvais m'empêcher de contempler le moindre de tes mouvements, la moindre attention. Marcher avec un certain non sens de l'orientation vers le nulle part, pomme d'amour et barbe à papa, s'allonger dans l'herbe sous un ciel sans nuage. On aimait ça. Union parfaite, journée interminable et pourtant départ poignant. Qu'est-ce que j'en ai pleuré, tu ne savais plus quoi faire. Je me rappelle de tout! De chacun de tes mots, de ton odeur, de tes manières, de tes promesses, tout. Les jours s'ensuivent et l'Amour n'est que renforcé, certain. Tu étais beau, et le désir s'empregnait de nous. Puis tu m'emmènes à Paris, ton univers. Dès la matinée, nous avions pris conscience du manque du temps et ça commenceait déjà à faire mal. Nous étions seuls, il faisait froid et heureusement que tu étais là. Je ne réalisais pas ma chance, et c'était dûr pour moi de te regarder dans les yeux longtemps sans pleurer. J'avais l'air de quoi moi à côté de toi avec mes cheveux coupés. Pourtant tu m'as fait me sentir bien. Nous nous disions le plus parfait des couples. Même si on habitait loin, c'était nous le plus passionnel, le plus sincère, le plus magique. Allons au cinéma, choisir un film que nous n'aimons pas. Et ces filles qui me jalousaient, j'aimais ça, je t'avais, toi! Le désir. Nous nous sommes presque fusionnés. Autre départ encore plus difficile. Et pourtant tu es là, tu restes avec moi, tu m'aimes. Tu me manques, énormément. Je faisais tout pour te voir, j'pouvais y laisser ma vie je m'en foutais. Il n'y avait que toi et j'étais dans mon monde. Je me souviens de tes larmes qui m'ont fait pleurer, de tes promesses qui m'ont fait espérer, et de tes bras qui m'étouffaient. Ils se desserraient, je le sentais. Alors je suis jalouse, tout comme toi. Il y a des obstacles qui nous sont trop difficiles et la distance n'arrange pas les choses. Tu lui tiens la main, je fais de même. Du moins tu vas trop loin. Tout va si vite, je te perds aussi vite que je t'ai eu. Le 25 Mars 2009 est une date qui me tue. Elle s'est emprise de toi et tu n'as pas refusé. Alors je ne sais pas comment tu te sens quand tu lis ça, mais maintenant je ne veux plus le savoir. Pleurnicharde que je suis tu commences à ne plus me prendre au sérieux, même quand je te confie le supplice qui me pèse sur le cœur. Alors tant pis. Je ne veux plus croire à nous, je ne veux plus que tu le fasses. Je ne peux pas venir à Paris, je ne peux pas étudier là bas non plus et tu ne veux rien faire pour venir. Il y a eu une cassure brutale et je ne peux plus accorder ma confiance, le passé reste derrière nous. Nous avons changé, je ne supporte plus cette situation ambigue. Je ne veux plus de tes "Je t'aime" insignifiants, désormais tes mensonges ne m'atteignent même plus. Vérité tu me diras? Qu'est-ce que ça peut faire. Je sais pas pourquoi j'écris tout ça, je sais pas non plus pourquoi j'ai envie de te montrer comment je me sens tout le temps, je sais même plus quoi faire, je sais même pas si en voyant ce roman inutile tu prendras le temps de le lire. J'en ai marre d'être indécise et de devoir faire des choix. Notre histoire était beaucoup trop parfaite. J'en demeure incomprise. Aide moi à enterrer nos souvenirs. It ends tonight.