jeudi 1 décembre 2011

Old friend, old lover.

Il y a des choses que tu interprètes et certaines choses que tu ne peux pas comprendre. Il y a des phrases qui te font échos, mais les échos sont fourbes. Old friend, je ne t'ai jamais abandonné, tu as toujours refusé de m'écouter. Maintenant comme tu le vois, il est trop tard. Je suis désolée de te faire pleurer, pourtant je sais que ça n'est pas vraiment ma faute. Old lover, nous nous sommes quittés sur des larmes, du moins moi j'ai pleuré. Nous nous sommes simplement envolés au gré du vent, vers d'autres horizons. Nos chemins ne se recroiseront plus, et je pense que c'est mieux ainsi. Pour toi, comme pour moi. J'ai réussi à te perdre dans mes écrits, à remplir ta tête de confusions, de doutes et de questions. Tu penses à ta façon, tu reformules, mais tu voyages dans la fiction illusoire. Et moi, j'observe attentivement ton analyse superficielle. Where I wanna go, I don't need you.

mardi 22 novembre 2011

Love is on the way.

Quel énorme soulagement que de se sentir libre! Tu es celui qui me donnes la force d'avancer, qui me donnes l'envie de me dépasser, et qui es toujours pour moi. À tes côtés, je me sens invincible. Mon espoir d'un avenir meilleur avec toi est devenu une certitude. J'aime me sentir tienne, et l'éternité ne me fait pas peur tant que je la partage avec toi. Avançons ensemble, mains dans la main, en regardant la même direction, car rien ne nous l'interdit. Le paysage ne nous montre plus l'immensité des montagnes, il a laissé place à la beauté d'une forêt fleurissantes, remplie de mystères, de couleurs, et de vie.. Je pense qu'à deux, nous pouvons accomplir l'inimaginable, tu es du même avis n'est-ce pas? Je n'ai plus peur.

dimanche 20 novembre 2011

On this lonely road.

Rappelez-vous. Du temps où nous étions des pré-adolescents qui vivaient chaque instant de leur vie avec passion. De simples lycéens à mi-chemin entre l'école et la vie adulte. Souvenez-vous de nos liens soudés, de nos rires, nos folies, de notre complicité et de notre quotidien. Au fond, nous étions comme des enfants de primaire ne pensant qu'à rire et à prendre du bon temps avec différentes personnes. Nos expériences nous ont forgé notre propre personnalité et finalement, nous sommes tous un peu fiers de ce que nous sommes devenus. Nous avons appris de nos erreurs, nous avons pleuré, souffert, et subi l'abandon aussi, mais sans tout cela, nous n'aurions pas notre authenticité aujourd'hui. Nous ne nous imaginions pas grandir avec un autre entourage étant donné que celui nous fréquentions habituellement nous représentait tellement bien. Et pourtant, toutes bonnes choses ont une fin, c'est bien connu. Nous avons tous bien vite quitté cet établissement qui était devenu nôtre et avons essayé tant bien que mal de nous adapter aux circonstances. Un peu trop je crois. Je suis là, derrière cette machine à observer vos changements et je me rends compte que moi, je n'avance pas. Je gaspille mon temps. Vous avez tous l'air épanoui, heureux, nouveau, plus grand, et je ne sais pas si c'est le changement qui provoque cette illusion mais c'est un peu difficile à accepter. J'étais loin de me douter que tout ce que nous avions construit pouvait se détruire si aisément. J'ai eu tord de penser que nous étions plus fort que ça. J'étais sûrement moi-même, une adolescente trop passionnée avec des rêves de gamine et je suis peut-être celle qui refuse de grandir. Il ne reste plus rien que de faux semblants, admettez-le.

vendredi 18 novembre 2011




         Je suis incapable d'exprimer ce que je ressens et rien que le fait d'y penser me rend malade, c'est pourquoi le silence est devenu un refuge. Pourtant, à force de rester calme, on finit par se cacher. Les secrets s'accumulent, deviennent pesants et ingérables à la fois. J'étouffe de ce vide que je crée. Dévoiler ce poids serait délivrant, soulageant, tout comme il pourrait changer de face et devenir un lourd fardeau, une asphyxie. J'hésite constamment. Contradictions, interdictions, incarcération, frustrations, discrétion, ACTION. S'il te plaît, soit patient, ce jour viendra.

jeudi 17 novembre 2011

What people always say, you don't have to be.

"Nos prénoms vont bien ensemble, tu ne trouves pas?" écrivait Anna dans sa lettre pour Brandon. Et c'était vrai. Anna et Brandon était un savant mélange de complicité et de mystère. Ils sont un peu marginaux dans leur genre mais pour eux, l'Amour efface la différence. Tant qu'Anna se sentait protégée et que Brandon se sentait puissant, tout ne pouvait qu'aller pour le mieux. Des personnes si complémentaires ne pouvaient pas s'éviter, il en était hors de question. Entre eux deux, il n'y avait qu'Anna qui avait déjà ressenti la souffrance de la distance auparavant. Elle seule connaissait les complications qui allaient surgir et la pression qui s'exerce sur un cœur amoureux. Anna savait parfaitement dans quoi elle s'était élancée, mais était-ce la même chose concernant Brandon? Au fil des jours, la nécessité de s'appartenir s'installait dans leurs deux cœurs. Il n'y avait pas d'Anna sans Brandon, encore moins de Brandon sans Anna.  Elle était sa Déesse, il était sa Perfection.

samedi 12 novembre 2011

Like somehow you just don't belong and no one understands you.


Cette femme marche d'un pas décidé. Elle s'élance de trottoirs en trottoirs en gardant une certaine prestance incontournable. Elle est un peu arrogante dans sa démarche, dans la façon dont elle aligne ses pieds lorsqu'elle avance, et dans la manière qu'elle a de rester totalement impassible face à toute remarque extérieure. De ses cheveux jusqu'au bout de ses ongles, on constate l'effort qu'elle met pour ne pas passer inaperçue. C'est sa façon à elle de se considérer comme une femme indépendante, imposante et sûre d'elle. C'est devenu une obsession. J'entends par là, marcher avec un but, se sentir importante, ça a tendance à la fasciner. En réalité, tout est mensonge, envers elle, envers eux, envers le Monde entier. Il y a une énorme différence entre ce qu'elle tente de faire paraître et ce qu'elle est. Cette femme est timide, vulnérable, sensible et est souvent la première à se sous-estimer. Elle apprend à adopter cette attitude pour se forcer à changer, à devenir quelqu'un d'admirable. Elle n'a rien de spécial qui la rend vraiment unique, ses rêves ne sont que chimère, elle divague sans réel but, et en plus de cela, ses pas sont infiniment petits. Son progrès n'est que virtuel, elle ne fait absolument rien de ses journées. Les repères ne sont plus là, ils se font rares ces temps ci, elle s'en sent un peu seule. Ce sentiment de frein devient récurrent. Elle sait que chaque parcours est différent en soi et que sa vie n'appartient qu'à elle qu'elle soit hors-norme ou non, mais la déception prend sans cesse le dessus. Il faut dire qu'elle n'a jamais connu la même jeunesse que la plupart de son entourage, d'une part car ça ne l'intéressait pas, et d'autre part car elle n'en a jamais eu l'opportunité. Mais c'est ce genre de chose qui la questionne. "Qu'aurait été ta vie si tu avais habité Paris? Que serais-tu devenue si tes amis n'étaient pas ceux que tu as fréquenté jusqu'à maintenant? Qui serais-tu si tu avais agis autrement? Aurais-tu été plus épanouie?" Elle a beau croire en l'avenir, ses espoirs s'estompent peu à peu face à ce qu'ils accomplissent. Celui là ne vit plus chez ses parents, celle-ci profite de sa jeunesse, celui-ci n'a pas le temps de s'ennuyer tellement ses amis sont présents ou encore celle là avance à ses côté. Cette femme qui marche d'un pas décidé, n'a en fait nulle part où aller.

mercredi 9 novembre 2011

Stay Strong.

J'ai vu maman pleurer. Elle ne verse jamais de larmes d'habitude, et pourtant , elles ont coulé soudainement. Je n'ai pas eu le temps de les anticiper, j'ai vu maman pleurer. Maman est malade, au départ je pensais que de nos jours, la médecine était si miraculeuse qu'elle pouvait nous guérir de tout. Maman est en fait gravement malade et je l'ai su dès l'instant où j'ai vu maman pleurer. Il n'y avait qu'elle et moi, et je n'ai pas compris ce qu'il arrivait. Maman a pleuré toutes les larmes de son corps, et moi, je n'ai rien fait. J'étais dans l'impuissance totale, dans le flou, et dans l'incapacité de pouvoir la consoler. Face à la maladie, je devais me montrer forte, pour elle. Maman a pleuré, et pleure sûrement encore, tout comme moi derrière ce miroir. Maman, je commence à avoir peur. Moi qui pensais que tu baignais dans le pessimisme, je réalise que le mal est là. Et moi, je suis inutile.

vendredi 4 novembre 2011

Boy, I need a hug.

La pluie ne cesse de tomber. Chaque goutte résonne dans cette chambre mal isolée. On a comme l'impression que le toit va s'écrouler à chaque averse. Marcher seul sous la pluie est agréable, particulièrement lorsqu'on écoute ces musiques poignantes. C'est un nouveau Monde qui s'ouvre à nous. Un Monde où il fait presque nuit le jour, où les rues sont quasi désertes et où l'on ne parvient qu'à admirer les couleurs des feuilles mortes éparpillées sur le sol. Des tons orangés au beau milieu de couleurs froides. On admire alors le semblant de chaleur qui émane de ce paysage mort. C'est un moment où l'on se sent seul, un peu délaissé peut-être et qui nous pousse à être égoïste. Alors que la pluie s'intensifie, nos pas, eux, ralentissent, attendant l'orage. On a la sensation de n'avoir nulle part où aller, comme si la maison était un foyer déjà trop visité. On ressent tous ce besoin d'évasion et de nouveauté. C'est un jour de pluie, parmi tant d'autres.

mardi 1 novembre 2011

We're stuck where we are.




              Je ne sais pas pourquoi j'ai continué de marcher jusque . Cette route m'était défendue, et pourtant je n'ai pas pu m'empêcher d'aller y jeter un œil. La tentation était trop forte. Au fond, je ne m'attendais pas à ce que le paysage ait autant changé. Mais face à tant d'étincelance, j'ai ressenti quelque chose d'étonnant, le sentiment pressant de rebrousser chemin et de ne plus jamais revenir en ce Nouveau Monde qui ne m'appartenait plus. Déterrer l'enfouis ne mène à rien, cela fait simplement ressurgir l'oubli. Sur le chemin du retour, j'ai ouvert ma boîte à musique. La mélodie était triste, le rêve était beau.

dimanche 30 octobre 2011

Galaxies.

"Si un an auparavant, on m'avait dit qu'un jour, je te verrai, je ne les aurais pas cru." La vie nous réserve toutes sortes de mystères, des bons comme des mauvais. Une soirée d'automne, la veille d'halloween, elle a décidé de m'offrir un cadeau. Ça n'est ni mon anniversaire, ni ma fête, ni un jour unique en soi. Ce présent éphémère fût simplement la présence d'une personne un peu spéciale. Spéciale dans le sens où elle a une certaine valeur à mes yeux, mais qui l'ignore sûrement. C'était comme si, en cet instant, nous nous étions connus petits, ou comme si nous nous fréquentions ainsi tous les jours, au même endroit. C'était peut-être l'effet des étoiles qui m'a fait penser cela. Tout était d'un naturel spontané. Finalement, je regrette un peu de ne pas avoir savouré ce que la Galaxie peut nous montrer. Mais le temps était compté. Je ris incessamment car je me sens heureuse, c'est plus fort que moi. Je souhaite simplement, le revoir à nouveau.

jeudi 27 octobre 2011

Don't look at him, he's mine.

Peut-être que je n'assume pas ce que je fais, ni ce que je désire. Peut-être bien que j'ai trop peur de sortir d'une routine confortable et de la remplacer par des déceptions et une baisse d'estime irréversible. Peut-être alors que mes propres décisions me rendent imparfaite et que la régression me ronge. Il se peut aussi que je n'aie pas le courage de tout foutre en l'air, ni même ces moyens en fait. C'est pourquoi je ne veux pas tenir ces conversations, je ne souhaite pas montrer le bout de mon nez, et j'aimerais qu'on me fiche la paix. Ce n'est pas que je suis trop occupée, ni que j'oublie, ou même que je déconsidère, je suis juste fatiguée des autres. J'avance à mon rythme et je ne veux pas que les jugements m'influencent, me retardent et m'épient au risque de me faire hésiter. Je veux avoir la force de continuer ce long chemin parsemé d'embûches, jusqu'à t'atteindre. Un problème?

samedi 22 octobre 2011

Believe.

Ça fait longtemps que nous n'avons plus de nouvelles d'Anna. Anna se porte bien dans sa solitude. Elle y a trouvé refuge et paradoxalement, elle a même quelqu'un avec qui la partager. Elle a soudainement pensé qu'elle conditionnait sa vie au regard des autres et était persuadée qu'elle pouvait trouver son bonheur avec quelqu'un qui croyait, comme elle, à l'impossible. Anna s'est lancée dans le périple de toute une vie, enfin ça, c'est son point de vue. Elle se sent prête à redevenir niaise d'Amour, mielleuse et même insouciante. On aura beau dire qu'elle joue, qu'elle fait n'importe quoi et qu'elle ne réfléchit pas, puis qu'elle va se faire embobiner par le beau jeune homme, Anna n'en a que faire, elle est heureuse. Anna se sent aimée et veut, elle aussi, offrir de l'Amour. Anna est actuellement déconnectée du Monde, veuillez la contacter plus tard.

Scream it out louder.

Les changements sont fréquents mais rien n'a le temps d'aboutir. Tout est un peu effrayant et difficile à assumer. Je sais parfaitement ce que je veux et pourtant je ne me donne pas les moyens d'y arriver et c'est quelque chose que je déteste particulièrement chez moi. Je préfère abandonner que de décevoir et c'est l'attente de leur approbation qui m'isole davantage dans ce cercle vicieux. Je n'aime pas les conflits, ni renoncer pourtant il faut bien déplacer des montagnes et déclencher des tremblements de terre pour faire de mes rêves une Réalité. Mon cœur se serre de plus en plus, je sais que je m'aventure dans le chemin le plus tortueux. Arriverais-je à prendre mes propres décisions? Je ne suis qu'une calamité.

dimanche 16 octobre 2011

Make my darkest days shine so bright.

C'est quoi cette théorie basée sur les souvenirs d'un inconnu? J'aime cette situation, je ne peux pas le dénier. L'idée que tu es là sans vraiment l'être, que tu m'attends et que tu te soucies de moi me réchauffe le cœur. À tes côté, je n'ai pas peur d'avancer à toute allure, de choquer, ou d'être Moi. Je ne veux pas vivre pour les autres, ni selon eux, je veux simplement me sentir heureuse et je crois qu'il est temps. Les feuilles mortes tombent sur le ciment, elles ajoutent un peu de frivolité à ce Monde grisâtre, et j'admire ce ciel qui dépose une atmosphère chaleureuse. Je n'ai pas la moindre idée de ce que l'avenir me réserve, toutefois je reste sereine face à tout cela, car tu me fais sourire. 

jeudi 13 octobre 2011

I don't care if we suddenly find oursleves in Siberia.

La direction a changé, elle divague de droite à gauche. Ce n'est pas grave tant qu'ils ne prennent pas le bateau. Il a pris sa main, sans même attendre qu'elle soit en danger. Persuadée que son sauveur ne sera jamais là au moment fatidique, elle a laissé son bras se tendre et ces doigts encercler fermement son poignet, puis il lui suffit de la tirer sans trop forcer afin qu'elle marche un petit bout de chemin à ses côtés. C'était juste ce qu'il lui fallait: Un guide sûr de lui pour remettre ses propres idées en place, quelqu'un qui vienne perturber sa routine, ou un bout d'homme pour l'attendrir un peu. Sa petite poussée d'adrénaline quotidienne. "C'est juste histoire de passer le temps" pensait-elle, oui mais voilà, sachant que tout cela était hors-norme autant dans le fond que dans la forme, rien n'était envisageable. C'est l'histoire d'une idiote qui tombe toujours dans le même piège de peur de le manquer.

jeudi 6 octobre 2011

Baby, all you need is love.

 La famille et le foyer représenteront pour vous un lieu de paix, mais il se peut que vous soyez trop dépendant de votre famille, ce qui peut créer chez vous une impression d'aliénation très difficile à vivre compte-tenu de votre humeur de la journée. Vous aurez alors besoin de vivre votre liberté et de vous éclipser de ce lieu et de cet environnement qui vous étouffe. Mon horoscope a finalement l'esprit plus vif que le mien pour dire ce qu'il en est. Je suis agaçée, stressée et épuisée. Rien ne se passe exactement tel que je le souhaite et les complications ne font que commencer. Je perds facilement le contrôle des évènements et j'ai peu de motivation à cet instant même. La tension monte, je ressens sans cesse ce besoin de m'isoler. Je ne supporte plus ces discussions inutiles et répétitives, ces attentions trop opressantes, cet humour taquin et ces pics de colère. Je suis instable.
I can't win, I can't reign.

vendredi 23 septembre 2011

Forget him? SNOOZE.

Qui ne se sent pas follement attiré par l'inaccessible, par la complication ou par le mystère? Mais encore, qui peut renoncer à ses rêves, ses envies et sa fierté? Qui peut accepter une vie moyenne, avec un travail ennuyant ainsi qu'une routine abrutissante? Je fais partie de ces millions de personnes qui chavirent par l'emprise du mal, qui se sentent saisies à la vue de l'impossible ainsi que de l'interdit, et qui abandonnent avant même d'avoir essayé. Je suis cette lâche parmi tant d'autres qui attend, peu importe le temps que cela peut prendre, le miracle de toute une vie. Qui n'a jamais attendu ce message qui n'est jamais venu? Manqué un baiser volé? Ou qui s'est simplement tût lorsque le bon moment était venu? Bande d'idiots. Et si, pour une fois, vos films devenaient réalité?

lundi 19 septembre 2011

L'année s'annonce difficile. Clara le savait, mais elle en est d'autant plus persuadée depuis aujourd'hui. Elle est du genre trop timide, pas assez imposante et déteste s'investir quelque part. Pourtant, Clara entreprend son avenir dans un domaine qui la forcera à devenir ce qu'elle n'est pas. Un rien la stresse, et la rend mal à l'aise. Tout est devenu torture psychologique. C'est à la voir quand elle doit passer un simple coup de téléphone! Elle déteste ça et fait tout pour esquiver ces cinq minutes de parole qui lui paraissent interminables et insurmontables. Heureusement que sa conscience finit toujours par prendre le dessus sur elle, mais elle sait qu'elle doit changer. C'est pourquoi, en ce mois de Septembre 2011, Clara décide de se prendre en main, ce qui implique le fait de devenir autonome, de s'investir, de devenir plus sociable, de chasser cette timidité, et d'assumer ses responsabilités. Après tout, c'est ça avoir 18 ans, non?

samedi 17 septembre 2011

Tu fais n'importe quoi, on dirait que t'aimes ça.

Regarde moi partir, comme un fantôme. Excuse-moi de n'avoir été qu'une apparition sans utilité. Je n'avais pas d'autre choix que de te laisser dans le vide et l'indifférence pour que tu comprennes enfin. Tu reviendras sans doute sur mes traces quand tu t'ennuieras, et ne sachant pas être franche, je t'entraînerai encore dans l'illusion que tu recherchais. C'est à mon tour de décider de la situation, à moi de vivre ma vie. Je commence à comprendre qu'on ne peut pas dire oui à tout et que la gratitude ne vaudra jamais l'amour. Que les larmes doivent couler et les mains se lâcher. Qu'il faut savoir perdre, sans rancune. Egalement qu'on ne peut pas entretenir toutes les relations et qu'il faut prendre des décisions. Ces décisions ne te rendront ni mieux ni pire, simplement plus ou moins heureux que tu ne l'es maintenant.

mercredi 14 septembre 2011

I don't give a fuck.

Il est 3h01 et l'envie me prend de bafouiller quelques mots comme à mon habitude. Un verre de lait, une crêpe au chocolat, une chanson, et la solitude. Je me sens bien. C'est vrai que je culpabilise à l'idée d'être la seule sur terre à être toujours réveillée -bien qu'évidemment, c'est loin d'être le cas- mais ce moment est celui que j'apprécie le plus. Je tuerais si je n'avais pas le droit d'être paisible, ne serait-ce qu'une misérable fois par jour. Voyez, vous n'avez pas à répondre à ce portable qui ne cesse de vibrer, vous n'avez pas non plus à vérifier l'heure sans cesse, vous n'avez pas de responsabilité à remplir, vous n'avez pas à penser pour les autres, ni à affronter ces questions, vous n'avez pas non plus à être disponible, vous n'avez pas besoin de parler, de prétendre ou de vous montrer souriant. Vous êtes simplement là, à pratiquer des activités futiles qui vous font perdre votre temps qui semble lui-même ne plus exister et c'est tout ce qui importe. C'est sûrement la chose qui agrandit ce fossé entre vous et moi, mais je n'en ai que faire. Je me battrai contre votre arrogance sans insolence, comme on le fait dans mon Monde. Voilà, il est maintenant 3h34.

vendredi 9 septembre 2011

System Overload.

Okay. C'est le bordel dans ma tête. Allons-y. J'ai réalisé que je pouvais aimer plusieurs personnes en même temps d'un amour chaleureux, fourbe, frivole, et même intense. Mais rien de ces sentiments ne me suffisent, aucun d'eux ne me correspondent vraiment, je veux dire... Je ne me sens pas moi comme quand j'étais avec toi. Tu viens de remarquer quelque chose? Oui "toi". Tu es revenu subitement, et je suis en train de faire l'erreur de ma vie, je suis en train de tomber de mon piédestal. Et tant pis. C'était prévu d'avance de toute manière, non? "Vis pour toi" m'a-t'on dit. Ça me paraît tellement insensé avec tous ses regards qui me foutent la pression. "Mais tu n'as pas l'air heureuse."

mercredi 7 septembre 2011

A chaque fois qu'Anna allait de l'avant, il y avait toujours une force nommée Brandon ou Jason qui la ramenait au fond du gouffre. Anna n'était pas le genre de fille que l'on catalogait de femme fatale. Elle n'avait aucune idée de ce que cela symbolisait vraiment et ignorait éperdument que ce statut lui serait accessible un jour. Anna, en partie pour son gabari, a toujours été considérée comme la fillette pure, innocente et insouciante. Que ce soit au sujet de Brandon, Jason ou encore Lucas, c'était toujours elle la fautive au final. Anna n'arrivait pas à comprendre ce qui était essentiel et ce qui était futile. Elle, qui était d'habitude méthodique, logique et organisée ne savait plus faire la part des choses, et à défaut de voir sa vie défiler sous ses yeux, elle a préféré tenté le tout pour le tout au risque de tout perdre. Elle se sentait à la fois vide et encombrée, aimée et délaissée, manipulée et manipulatrice. Jamais ces vacances ne furent si mouvementées et épuisantes. Anna se sent stupide.

mardi 6 septembre 2011

My heart WAS racing.





 


                Tu as l'air d'exceller dans le mensonge, aussi bien que moi je dirais. Je suis prête à jouer ce genre de jeu avec toi, par lassitude. Parlons, rions, pleurons, supposons. Peut-être qu'à force de se mentir à soi-même, on finit par se croire. Si tu joues assez bien, je ferais en sorte de tenir mes promesses. Tout ça n'est pas très important, mais il suffit de ne pas considérer ça d'essentiel. Embrasse-moi, fais moi peur, que j'en frissonne. Je suis instable, Honey.

samedi 3 septembre 2011

Neverland.

J'étais simplement saisie d'ennui, ils sont venus tous en même temps, avec les mêmes intentions mais de façon différente. Et je n'excelle pas en matière de choix. Mes hésitations font de moi la pire des garces parfois, et ma naïveté me rend fragile. En somme j'en reste fébrile. L'ennui est toujours là, eux sont sur le pas de la porte, et moi, je reste plantée. J'avais seulement 14 ans, et tout me comblait vraiment. Tout était simple, accessible et beau. On dit qu'il s'agit de l'insouciance, mais pourtant tout était bien trop réel, trop prenant. Il n'y a pas d'illusion, juste de mauvais choix. Tout ce que je raconte ne rime à rien, et j'aime à penser que tout est vide dans ma tête, particulièrement quand c'est tout à fait le contraire et que je n'ai personne à qui raconter ces angoisses et ces mots qui s'entretuent. Et si... Et si.... je refaisais le Monde? Et si rien n'avait de sens, si nos actions ne détenaient aucune raison, ni conséquence, si l'Amour n'avait pas de mots, et si les regards n'étaient que néant. Nous serions un peu comme des poussières d'étoile qui flottent dans le noir, compliquées, inaccessibles et invisibles. Insensé, je suis folle.

vendredi 2 septembre 2011

C'est comme si mon avidité de réussite m'apportait préjudice. Ils me reprochent sans cesse de ne pas faire de choix, ne serait-ce que les plus insignifiants. Ils ne comprendraient pas si je leur disais que toutes les décisions que j'ai prises jusqu'ici n'étaient pas les bonnes, si je leur expliquais cinq fois, dix fois, cent fois, que je n'ai jamais su garder ce qui comptait le plus auprès de moi sans raison apparente, si je leur montrais que je n'excellais que dans des choses stupides et que j'échouais lamentablement dans ce qui me passionne, si je leur confiais ma hantise d'être une incapable. Vous n'avez toujours pas l'air de comprendre, je suis une bonne à rien. Le truc, c'est que ça n'est pas de la sous-estimation, les résultats parlent d'eux-mêmes et leurs regards empestent le mensonge. Bon d'accord, je ne suis pas un débris -il y a bien pire-, mais il y a tant de fois où je pouvais mieux faire. C'est si frustrant. Alors voilà, j'ai fait un pacte avec le diable. Cette année sera déterminante.
Somebody take me away, 'cause I can't take this pain.

mardi 30 août 2011

I'm a busy girl with a boring life.

Je bascule la tête en arrière et appuie sur play. La musique n'est qu'un bruit sourd qui vient s'ajouter au vacarme qu'exerce le moteur, au bruit des autres voitures et de la conversation habituelle qu'ils tiennent à l'avant. Évidemment, je simule le sommeil profond pour esquiver cette discussion que je commence à trouver agaçante. Ça marche, mais ce n'est que temporaire. Je jette un œil à travers la fenêtre, et même si le paysage s'associe parfaitement à la mélodie qui se joue, je ne parviens pas à penser positivement. Il paraît que je suis froide, et que je n'extériorise pas ce que je ressens, ce qui serait donc à l'origine de ce mal-être et de ce désaccord avec moi-même. Mais bon, pour agir spontanément, encore faudrait-il savoir ce qu'on ressent vraiment. Au fond, je ne suis peut-être pas aussi bien guérie que je ne le prétends. Je vise sûrement des objectifs impossibles en ayant conscience que je n'y parviendrai pas, car c'est toujours plus facile de rejeter la faute sur quelqu'un d'autre. Nous sommes presque arrivés, c'est le moment que je redoutais le plus: le terminus.

mardi 23 août 2011

Boulevard of Broken Hearts.

Voilà tout ce dont tu es capable, pauvre fille. Et si tu avais simplement dis la vérité? Cela n'aurait pas pris de proportions aussi désastreuses que grotesques. Te voilà à supplier sottement quelqu'un qui te laissera dans l'ignorance la plus totale. Si ce quelqu'un savait que tu ne penses qu'à lui nuit et jour, que tu n'attends désespérément qu'un signe de sa part, et que tu t'efforces à penser à autre chose pour ne pas te faire d'illusions, en vain. Visiblement, ça ne suffit pas... Ton côté démon apparaîtEn vrai, tu ne voulais pas le blesser, simplement le concurrencer dans la douleur qu'il t'apporte malgré lui. Tu écoutes beaucoup les "on dit", vois où cela t'amène. Tu es démunie, en larmes et l'issue qui s'offre à toi n'est pas la bonne, tu le sais déjà trop bien. Ah... Si seulement tu ne l'avais jamais rencontré, tu n'aurais pas sentit cette brûlure dans ta gorge, ce remue ménage incessant dans ton ventre et ce creux dans la poitrine. Tes yeux recommencent à se gonfler, toi qui pensais devenir heureuse, c'est un cercle vicieux, quitte le sur le champ avant d'en être bouffée toute entière.

mercredi 10 août 2011

Live a Lie.

Il est tard -enfin d'un point de vue vacancier, il se fait tôt mais elle a des projets demain- et le sommeil ne semble pas la gagner. Trop de choses lui sont inacceptables et elle s'en sent frustrée. Rien ne se passe comme elle le voudrait, et tout lui file entre les doigts, comme c'était prévu. Bon d'accord, c'est pas comme si elle avait vraiment tenté de les saisir, mais quand même. Quoi de plus frustrant que de parler à un inconnu qui devient trop mielleux et absent à son goût ou d'apprendre que ses soupçons qu'on contredisait tout le temps s'avéraient être vrais. Elle ment, comme à son habitude, pour se tromper elle-même. L'heure tourne un peu trop rapidement, même si rien ne le comble vraiment. Au fond, elle ne se sent pas capable de revivre toute cette souffrance, et pourtant cette flamme ne demande qu'à la brûler, encore et encore. Elle n'a confiance en personne si ce n'est qu'aux personnes qui se foutent royalement d'elle. Derrière ses yeux verts, le monde est incolore, pourtant aucune larme ne se verse, pour une fois. Que voulez-vous que je vous dise? Tant qu'elle ne trouvera pas le réconfort qu'elle attend désespérement, son cœur restera cactus. Mais qui s'intéresse à ces plantes? C'est vrai, c'est tellement inintéressant, inutile et dérangeant à la fois.

samedi 6 août 2011

Change my life.

Anna se surprenait souvent à faire des crises d'angoisse ces temps ci. C'était de plus en plus facile à reconnaître les symptômes vu qu'ils étaient récurrents. Ce pouvait être une fatigue insurmontable, des maux de tête, des vertiges au point d'en tomber, des malaises, des difficultés respiratoires, des larmes subites, des pincements au cœur où simplement cette sensation d'étouffement incessante. Chaque matin, elle se levait avec l'idée qu'elle était une incapable et qu'elle ne viendrait pas à bout de sa journée qu'elle avait organisé sans vraiment accepter les évènements. Les proportions devinrent de plus en plus grandes, au point d'en faire un bilan sur sa vie. Il faut dire que la pression qui s'élève autour d'elle ne l'aide aucunement à se sentir mieux. Anna a peur de ses désirs contradictoires, elle craint les impasses et les bousculades, la foule est son ennemi juré. Anna et son double jeu, c'est toute une histoire. Elle sait pertinemment qu'elle ne laisse paraître que du faux, mais c'est toujours plus facile de se réfugier dans le mensonge. Du moins, c'était devenu réconfortant pour elle. Tout le monde tente de forcer Anna, de la pousser vers le bonheur, mais elle est bornée. Anna a toujours été trop exigeante, trop compliquée, trop conne. Et puis... comment allait-elle leur expliquer? Comment comprendraient-ils qu'elle a rendez-vous avec son ex demain soir mais qu'elle préfère cet inconnu à l'autre bout du monde? C'était si inaccessible, même illogique de tomber pour un homme incertain. Mais même connaissant le risque, c'était tellement plus ennivrant, passionnant et fusionnel. Anna savait au fond d'elle qu'ils n'accepteraient jamais ses choix et qu'elle serait toujours jugée comme étant une fillette naïve qui préfère ceux qui la torturent. Mais si, ce beau visage, cette voix douce et cette tendresse lui étaient vraiment destinés? C'est sans doute ce qu'on appelle le Thrill. Anna loves the thrill.

mercredi 3 août 2011

Sexfriends.

Tout le monde l'aime, même moi je l'ai aimé une fois. Il est le gendre, et probablement le mari parfait. On dit de la perfection qu'elle n'existe pas et que des opportunités telle que celle-là ne se présentent qu'une fois dans une vie. Pourtant, ça ne me convient pas. Il aura beau satisfaire toutes mes envies, des passants dans la rue auront beau continuer à nous dire que nous sommes mignons tous les deux, plus ils me pousseront vers lui, plus j'en serai distante à ma façon. C'est vrai que je suis jeune, mais ce n'est pas comme si je pouvais jouer avec lui. Il est également vrai qu'il correspond à la plupart de mes critères, mais il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Je sais pertinemment que je suis bien trop exigeante et qu'à ce train là, je ne trouverai pas chaussure à mon pied mais là n'est vraiment pas le problème. À quoi bon si son corps musclé et son parfum m'attirent si au final il ne me manque pas quand je suis seule? Quelle tourmente insensée! Ils seraient fiers de moi si j'allais dans leur sens, mais ai-je vraiment besoin qu'on décide de ma vie? Voyons la réalité en face, j'ai peur d'appartenir à quelqu'un d'autre.

samedi 23 juillet 2011

Plusieurs choses avaient changé chez elle cette année, d'abord la manière dont elle réajustait soigneusement sa chevelure d'un geste de la main allant de sa frange vers sa crinière inexistante, puis ces sourires qui peu à peu réapparaissaient sur ce visage innocent, sans oublier son goût pour les fringues, les chaussures et le maquillage qui la rendaient plus attirante. De beaux garçons tombèrent fous pour elle, sans qu'elle ne s'en rende compte. Son côté naïf, lui, n'a pas changé. Eux qui la pensaient cupide, manipulatrice ou briseuse de cœurs ne pouvaient en réalité pas lui en vouloir, car elle n'était pas coupable du charme qu'elle dégageait ni de l'attirance qu'ils avaient pour elle. Elle a toujours voulu être importante pour quelqu'un mais elle était sans cesse effrayée de la tournure sérieuse que les choses pouvaient prendre. Pourtant, ce n'est certainement pas le genre de fille à considérer les choses de façon désintéressée, bien au contraire. Elle passait sûrement trop de temps dans sa chambre à bouquiner des romans à l'eau de rose, à regarder des séries un peu trop mièvres ou à écouter de la musique au point d'en devenir mélomane. Autant dire qu'elle avait tout d'une rêveuse; le genre de fille seule, qui apprécie chaque moment sans vraiment les vivre, qui regarde les nuages sans se sentir vide et qui aime dormir, simplement car son imagination est encore plus débordante à ce moment là. Cette année, elle a réalisé qu'elle était une sorte d'intrus dans ce monde, une bizarrerie intrigante mais dotée d'une simplicité folle. Ce n'est pourtant pas le temps qui la change, mais plutôt les évènements qui lui tombent dessus un jour, une nuit, un printemps ou un été, si ce n'est pas un jour d'automne.

lundi 18 juillet 2011

Baby, don't cry.

Laissez-moi encore le temps de me retrouver seule. Permettez-moi de disparaître quelques heures, ou quelques jours. Ne me forcez pas la main, si j'ai peur, j'annulerais tous mes projets, qu'importe à quel point ils me tiennent à cœur. Tu sais ce que ça fait de ne pas se sentir à sa place au point de devoir chercher un endroit où se cacher? Je suis tellement bizarre. J'ai beau dormir jour et nuit, ça ne m'empêche pas de penser, et plus je pense, plus mes sourires sont forcés. Y a quelque chose qui sonne faux. C'est désagréable pour eux comme pour moi, et au fond à quoi servent mes excuses? Je n'arrive même pas à me prononcer. Je suis vraiment effrayée. Soit je te perds, soit je me perds, mais si je me perds, je te perds aussi et vice versa. C'est à s'en rendre fou, j'en ai mal au crâne. Peut-être que je me fais juste des idées, j'aimerais juste que tout cesse, j'ai un mauvais pressentiment. Qu'est-ce qui ne va pas avec moi?

dimanche 17 juillet 2011

Break Down.

Ma Liberté, c'est celle de vivre ma vie, comme je l'entends. Et quoi si je suis trop sage pour vous? "Quelle honte!" me diriez-vous pour la énième fois. J'en pense tout autrement. Je suis lasse de cette normalité envahissante, de vos reproches et des préjugés. J'ai essayé de vivre à votre rythme mais il m'étouffe, et me voilà coincée. Bousculer mes habitudes me rend nerveuse au point de vouloir tout foutre en l'air. Ceci dit, je vais le faire, je le sais, tout n'est plus qu'une question de temps. Je sais qu'attendre ne fait que m'étouffer davantage, agrandit les illusions et fait grossir la bulle. Tout est si perturbant et regrettable à la fois. Je me sens mauvaise, menteuse et détestable. Et pourtant, je n'ai jamais fait partie de toutes ces délinquances. Je mène une vie morte.

mercredi 13 juillet 2011

Mon âme au diable.

Je n'ai jamais vraiment aimé cette chanson, et je ne l'aime pas plus aujourd'hui. Mais sous cette pluie chaude, au bord du malaise, c'est elle qui est venue s'immiscer en moi. C'est le genre de chanson qu'on découvre quand nous sommes enfants et qui n'a pas vraiment d'importance, qui ne représente qu'un bon souvenir, mais à partir du moment ou elle donne un sens à notre vie, le regard qu'on y pose est tout à fait différent. A travers le jeu, et l'imagination, j'ai découvert la peur. Elle recule devant tout avant même d'entreprendre quelque chose, elle essaiera tant bien que mal de repousser cette bienveillance qu'elle ne mérite pas, histoire de la préserver pour quelqu'un de mieux. Tout ce qu'elle veut, c'est la sérénité. Tous ces écrits ne sont que du vent, ils se sont transformés au fil du temps, car celui-ci fait évoluer les choses. Aujourd'hui, je ne ressens plus ce besoin d'amour, cette nécessité d'appartenir à quelqu'un. Maintenant, cela s'apparente à une limite, à une prison. Je veux simplement être libre. Que je crève de cette pourriture qui s'étend, qu'on me tue à coup de mépris, qu'on m'achève par vengeance. Je ne veux pas d'Amour, je veux juste de l'attachement. Je veux tout arrêter, me réveiller, je ne veux pas affronter mes peurs, j'ai changé d'avis. Vas-t'en, je t'en prie, tout ça m'effraie tellement et mes mots restent étouffés.

mardi 12 juillet 2011

It's too late to apologize, too late.


Je passe du rire aux larmes si aisément et c'est une sensation qui me dérange. Je suis le genre de fille complètement barrée, contradictoire et indécise. Au final, je n'ai pas changé. Je blesse les gens autour de moi, et ce, en le regrettant. Si vous saviez, le nombre de larmes que j'ai pu faire couler, à moi seule, de la part de personnes insensibles. Même si j'essaie de surmonter mes peurs, elles me rattrapent et font de moi une personne encore plus cruelle. Je persiste à me dire que je n'y arriverai pas. Les pensées défilent mais il n'y a pas de réponse à mes questions. Que faire? Je ne sais pas ce que je veux, ni ce que je fais. A chaque fois que j'hésite, je fuis, j'esquive, j'annule tout. Combien de fois ai-je tout gâché? Si je vous détruis, je crois que je ne me le pardonnerais jamais, car vous ne méritez pas cela. Ne vous attachez pas davantage à moi, je vous en supplie, éloignez-vous, ou je ne ferais que vous briser, comme je l'ai toujours fait. Martyr, malgré moi.

lundi 11 juillet 2011

I just wanna run, throw it away.

Nous réfléchissons beaucoup trop avant d'agir, et cela ne cesse de nous freiner dans la vie. Si nous pouvions simplement nous vider la tête, se dire qu'on est jeune, ou si ce n'est pas le cas qu'il n'y a pas d'étiquettes sur notre vie. Qui a décidé des normes? Qui a dit que l'épanouissement de chacun était le même? J'pense avoir assez gaspillé mon temps à redouter, à avoir peur, et à reculer devant la moindre perturbation. Maintenant, j'ai juste envie de me sentir légère et d'aller de l'avant même si le chemin est incertain. Ce sera mieux que d'attendre ce qui n'arrivera sans doute jamais. C'est décidé, je vais me jeter dans le tas, je vais en apprécier chaque moment et je vais cesser d'imaginer tous ces scénarios qui m'amèneraient au pire. Au fond, j'suis beaucoup trop difficile et je rate sûrement le bonheur à décider de ce qui me satisferait réellement. Qu'est-ce que j'y connais?

samedi 9 juillet 2011

Shining Bright.

J'ai des cernes qui envahissent mes joues, et pourtant ça n'est pas un signe de lassitude comme j'en ai l'habitude. Non, cette fois c'est différent. J'ai beau essayer de me dire que cet été sera le plus beau de ma vie, en vrai je ne parviens même pas à m'en convaincre. J'ai beau me dire que ma bande d'amis sera toujours auprès de moi, à vrai dire, j'angoisse continuellement au fait de me retrouver seule, car il faut le dire, ce n'est pas moi qui entretient des relations. J'ai beau me dire que tout va aller très vite, trop vite, tellement que je n'en aurais pas suffisamment profité, au fond, je commence à m'y faire. Si j'me sens bien malgré mes états d'âme, c'est sûrement car j'ai la certitude qu'au fond je ne serai jamais seule, et que cette oreille attentive sera toujourspour moi. Je commence à considérer cette écoute de plus en plus, au point de la qualifier d'essentielle pour mes sourires. Je ne devrais sûrement pas écrire ça, mais c'est une sorte de drogue dont je ne veux pas être sevrée. Si seulement le monde cessait sa ronde, juste pour que j'en profite encore un peu plus... c'est mon vœux. Car d'une façon ou d'une autre, tout finit par évoluer et je ne veux pas découvrir la suite au risque de la trouver angoissante. J'ai des cernes qui envahissent mes joues, et pourtant c'est moi qui ai choisit de ne pas fermer les yeux sur ce rêve.

There's no turning back.

Mademoiselle est devenue connaissable en deux ans. Qui l'aurait pensée si influençable? Elle en est méprisante. De cette voix niaise qu'elle adopte avec sarcasme et moquerie bien que ce ne soit pas la sienne, jusque ses remarques désobligeantes à faire vomir, tout, absolument tout dans son comportement lui donnait un air de fausse dévergondée qui n'attend que de se faire cracher dessus. Son caractère se reflète sur son visage. Il laisse paraître un tel repoussement et une certaine distance avec ces yeux en coin qu'on peut y lire le jugement qui s'en dessine. La tête relevée, telle une prétencieuse en puissance, elle est l'incarnation du dédain. Faites-la taire, n'écoutez pas ses mensonges qui ne cherchent qu'à la valoriser encore plus. Elle amplifie les choses, les module à sa manière, mais contredisez-la, même si elle se met à aboyer, car je sais très bien qu'elle n'en est que plus vexée. Ayez le dernier mot, elle ne le supportera pas. Déteste moi encore un peu plus, car tout ce que tu cultives au fond de toi, j'en ferai ma répartie. Essaie de me faire partir pour voir, je préfère même en tomber qu'être assise entre deux chaises, ma place n'est pas là. Je suis la gentille, la rigolote, l'attendrissante et en aucun cas l'indispensable. Du moins, c'est ce que tu tentes de te dire.

jeudi 7 juillet 2011

Elle aspire a tout ce qui est cosmique. Elle voyage, allongée sur cette météorite qui semble s'être momentanément arrêtée. D'ici, elle peut voir la lune qui est encore trop loin, et les autres étoiles sont inaccessibles. Elle ne ressent pas la solitude, ni le vide autour d'elle car il est dans ses yeux. Là, il ne fait ni chaud, ni froid, aucune émotion n'émerge tellement l'univers est mystérieux et immense, elles se perdent sans doute dans ces trous noirs. Elle contemple simplement. De temps en temps, elle aperçoit des signaux, des étoiles qui filent autour d'elle en dessinant des rêves. Ce spectacle l'attendrit au point de rester éveillée. Les repères n'existent plus, le réel est imaginaire, les pensées sont aspirées, plénitude éternelle.

mercredi 6 juillet 2011

Confusion.

Au fond, elle savait qu'elle était juste jolie et rien de plus. Il n'y avait rien chez lui qui se présentait comme de l'attachement, c'était simplement une attirance parmi tant d'autres. Il sait charmer, il a l'habitude et il sait comment s'en sortir. Derrière tout séducteur, se cache un démon. Naïve, celle qui pensait être aimée ne serait-ce qu'un peu. Bernée, celle qui avait confiance. Brisée, celle qui croyait en de simples souffles. Epuisée, celle qui a connu la rage refoulée, les silences, la tromperie, la ruse, l'ignorance, la salissure, les attentes, la jalousie, le malaise, le pris, la froideur, la rancœur et l'amertume. Elle commence à courir, de plus en plus vite, puis s'essouffle à mi-chemin, étouffe de larmes, hurle, mais rien ne sort. Rien. Ça s'empile, un, puis deux, puis trois, puis s'écroule, et un, deux, trois, encore une fois... Le cœur sous encombre, l'âme scellée aux mensonges, tout est si lourd, puis rétrécit. Continuelle impasse dont elle ne s'échappera jamais. Le dégoût s'emparera de tout.

mardi 5 juillet 2011

Insatisfaction.

Après avoir tous attendu patiemment un mois, nous en arrivons au moment décisif. La foule arrive petit à petit et se demande quelle sera la réaction face à cela. Le portail s'ouvre et tout le monde se met à courir. Tous se bousculent, se mêlent les uns les autres et le brouhaha fait rage. La fatigue et le stress accumulés nous rendent fragiles. C'est en courant qu'on arrive jusqu'à cette feuille blanche quasi-insignifiante. Des hurlements, de la joie, des larmes. J'ai l'air stupide à pleurer, surtout quand je suis heureuse. On hurle, on crie mon nom, on me regarde d'un air étonné, tout va très vite et des bras s'ouvrent à moi. Je n'ai jamais eu cette marque d'attention auparavant, pourtant si futile. Ca me fait du bien, je me sens méritante et récompensée. C'est temporaire. Je suis sur le pas de la porte et lance une blague vaseuse d'un air plutôt détendu. Ok, cool mais c'est pas terrible: En gros, tu perds toujours tes moyens, c'est fou mais c'est ton caractère, n'empêche que t'aurais pu faire mieux. Dans ma tête, ça semble fonctionner comme ça. Cette attention est différente et involontaire, mais sans savoir pourquoi, à chaque fois, ça me fait mal. Deuxième échec.

dimanche 3 juillet 2011

I just want to feel alive.

Qu'as-tu réalisé en cette moitié d'année? Rien, serait le premier mot qui sortirait de ta bouche. En effet, c'est la réponse la plus évidente si on s'en attache aux faits. C'est sûr que perdre deux personnes qui t'étaient essentielles était encore plus inimaginable que d'échouer lamentablement, ou encore de faire du sur-place ou du sens-inverse question relationnelle. Mais regarde toi maintenant. La personne que tu es aujourd'hui, je la trouve différente de celle d'autrefois, et je n'ai pas l'air d'être la seule à penser ainsi, cependant moi, je trouve que tu as avancé à grands pas. Regarde, c'est toi qui a décidé de ne plus t'enterrer dans tes souvenirs, c'est toi qui a décidé ce qui te ferait avancer ou non, c'est toi qui a bâtis les barrières et les murs, c'est ton propre chemin que tu as tracé. Pourtant, tu te tiens là, immobile devant ces couleurs que tu admires tant chaque année. On peut voir des étoiles dans tes yeux à chaque explosion, comme un souffle au cœur. Rêver ta vie, tu adores ça. A chaque fois, le même spectacle, les mêmes pensées, mais à cet instant, tu es déçue. Ce n'est pas qu'il n'était pas beau -bien que ce fût le cas- mais qu'à ce moment ta tête était vide. Ton cœur n'a plus rien pour se raccrocher et tu demeures vidée d'émotion. Même si tu as la sensation de vivre un échec parfois, contente toi d'admirer les efforts que tu as accomplis jusqu'ici, car ils sont le début d'une vie réussie.

samedi 2 juillet 2011

Vamos a la playa.

Un soleil ardent et machiavélique qui répand ses ultraviolets sur des peaux frivoles en détresse ne peut pas les rendre belles. C'est un peu ce qu'elle s'efforçait de se dire au sujet de la situation actuelle. Et même si elle en reste rouge, le soleil ne le saura pas quand l'ombre apparaît. Les démangeaisons persistent à l'en rendre dingue mais elle savait presque à quoi elle s'attendait, et puis de toute manière, cela ne serait que temporaire, car rien n'est vraiment important. Le vent emporte tout et laissera tantôt place à l'orage. Les mensonges sont faits pour être découverts, d'une façon ou d'une autre, et ce n'est pas en paraissant brillants qu'ils s'effaceront.