On a toujours défini l'écriture comme un échappatoire, comme une évasion, rien que par le fait de libérer son esprit. Au fond, je crois que c'est plus que ça. L'écriture permet de laisser une trace de nos émotions vécues, elle permet de se remémorer des moments, -qu'ils soient bénéfiques ou douloureux- ailleurs que dans notre tête. Je veux dire qu'on a peur d'oublier. L'écriture est alors là pour inscrire le moment au travers du temps qui nous conditionne et nous enlève cette surcharge que l'on exerce à penser et à repenser des souvenirs inlassablement. Encore faut-il que l'écriture soit pure, sincère, afin de former une sorte d'acceptation. On peut trouver de la beauté partout, il suffit d'y croire. Voilà pourquoi j'écris.
lundi 24 décembre 2012
mercredi 14 novembre 2012
Crier les silences.
Si vous saviez à quel point cette année me tue. Je me sens constamment mal, et ça devient presque une habitude. Surmenage, stress, angoisses me gâchent la vie et ma timidité maladive en rajoute une couche. Je ne peux pas m'empêcher de pleurer mon imperfection, car voyez-vous, c'est la première fois que mes efforts ne portent pas leurs fruits. Je dirais même que jusqu'à maintenant, je n'ai jamais eu à fournir le moindre effort pour réussir. Je ne suis plus la meilleure, bien au contraire, et je m'en sens diminuée. J'ai cette pression qui me suit et cette peur de manquer ma vie. C'est comme si tout allait de travers. Je ne me reconnais plus, je suis découragée, et je n'imagine même plus un seul fragment d'avenir. Tout est vide. Et je jalouse leur joie, j'envie leur plaisir, je veux leur réussite. Je n'y arrive pas, je n'y parviendrai jamais.
samedi 27 octobre 2012
Iconoclaste.
Il y a des nuits où j'aimerais que le soleil ne pointe pas le bout de son nez. Contrôler le temps, était déjà le genre de rêve que je faisais fréquemment étant petite. Je jouais de l'instant présent et riais de la confrontation passé-futur que je mettais soigneusement en place. Des petits gestes engendrent de grands impacts. -C'était amusant de gâcher ce rencard, car en un temps trois mouvements, la trajectoire du vin avait changé et se versait malencontreusement sur sa jolie robe.- Mais en réalité, c'est irréversible et les choix occupent ainsi une grande importance. "-C'est où? -Chez moi! -Chez moi? -Oui chez moi! -Ah, tu rentres chez moi ce soir? -Chez toi? -Non, chez moi! -Hmm..oui! -Cap?! -Bien sûr, allons chez moi!" Voilà que ce soir là, je ris de tout. Le passé est révolu, le futur est inexistant et le présent consiste à suivre ses pulsions. Alors oui, j'ai oublié le nous, j'ignore le on, mais ce soir ça sera toi et moi. Une nuit insignifiante dans tes bras, suivi d'un départ sans promesse. Un baiser, puis un autre, qui ne veulent absolument rien dire mais qui font du bien. On fait comme si. Comme si le moment était unique et inexistant. Il y a des fois où mes avis divergent.
mercredi 24 octobre 2012
Home.
Rien que de l'apercevoir, elle me donne du baume au cœur. Elle m'a suivie, depuis toutes ses années. Elle m'a regardée grandir et m'a aidée à m'épanouir. Elle a toujours été un refuge pour moi, une seconde protection. Chaque soir, je la retrouve, chaude et chaleureuse, tout comme je l'aime. C'est une sensation que je ne ressens nulle part ailleurs et qui me fait dire "Qu'on est bien chez soi." Il y a au moins ça.
dimanche 21 octobre 2012
Rien de plus.
Tu es coupable de tes actes ainsi que de tes non-actes. C'est pourquoi tu ne dis plus rien. Le silence règne, laissant entendre ce souffle discret mais dérangeant. Tu t'es brûlée la langue bien des fois, laissant ton cœur amer s'en remettre seul. C'est toujours comme ça; les mots veulent sortir mais restent figés, incomplets. Calme n'est pas forcément tranquillité. Un esprit en désordre ne sait pas se manifester correctement, voire nullement. Alors, le temps défile à une allure impressionnante, provoquant chez toi des frustrations car tu aimes avoir le contrôle de tout. A chaque erreur, te voilà affaiblie. Pour une fois, l'écriture s'avère inutile: tu n'arrives plus à dire.
mercredi 17 octobre 2012
dimanche 14 octobre 2012
mardi 9 octobre 2012
Anna pleure, sèche cheveux en main. Comme si l'air chaud soufflé sur son visage empêcherait le gonflement de ses yeux le lendemain. Ça n'a jamais marché, mais elle le fait quand même. Elle a besoin de réponse, et le simple fait de la laisser dans l'attente l'énerve au plus au point. Elle se fout de tout ce qui peut se passer, elle se méfie simplement de son image et des autres qui l'ont souvent bernée. Anna ne veut plus avoir affaire avec tout ça, elle veut partir. Se détester, c'est peut-être bien la pire chose que l'on peut s'infliger.
dimanche 7 octobre 2012
Du tout au rien.
J'ai toujours regretté d'avoir accidentellement effacé ce message que j'avais rédigé furtivement sur mon portable assise sur le canapé à tes côtés, comme s'il était utile de l'écrire ici, histoire d'évacuer ma peine. Ce texte, je ne m'en suis jamais vraiment souvenue, mais malgré tout, je sais ce qu'il évoque, et parfois j'y repense. Pourtant, je n'ai jamais pu le reproduire pour la simple et bonne raison qu'il ne serait jamais aussi évoquant et sincère que l'original. Il y a des moments comme maintenant, allongée sur mon lit, la tête soigneusement engouffrée dans ces deux gros oreillers qui n'ont pas servi qu'à moi et dont j'ai eu la gentillesse de prêter mon préféré, une jambe sous la couette et l'autre au dessus, où j'ai besoin de discuter seule. Discuter seule? C'est bien paradoxal, un oxymore comme le définit la littérature ou alors peut-être un problème lié à la schizophrénie d'après le monde psychiatrique. Non, je vous rassure je ne parle pas seule, j'écris. Passons. C'est le portable en main encore une fois, juste après la lecture d'un roman écrit par une mère divorcée, que j'étale moi-même des mots anodins. Ceux qui me connaissent, savent que malgré mes études littéraires, je n'ai jamais aimé lire -enfin presque jamais-. J'ai même essayé une fois de dévorer un bouquin de 500 pages que ma meilleure amie m'avait prêtée, juste parce que j'aimais voir ses étagères remplies de livres et qu'elles me donnaient envie de me les approprier. Bien sûr, j'ai mis tout l'été avant d'abandonner lâchement. "Ah je me doutais que tu n'aimerais pas." Non, bien sûr que non! J'aimais l'histoire et ces personnages auxquels s'identifiait si bien mon entourage ou même moi! La lecture n'est simplement pas mon dada. Qu'est-ce que je disais déjà? Ah oui, mes mots anodins. J'ai mes pensées sous encombres. Il est 23h41 et je compte péniblement le peu de temps qu'il me reste à dormir jusqu'à 05h30, avec l'angoisse de débuter une autre semaine intensive et déstabilisante. D'ailleurs, je ne sais pas concilier relations et travail. Je préfère donner tout ce que j'ai aux autres dans mon milieu professionnel que de profiter de tout ce que je peux bénéficier au niveau personnel. Si je me dis ça, c'est qu'on me l'a déjà en quelques sortes reproché. Dans le fond, c'est peut-être aussi à cause de moi tous ces éloignements, car moi-même je préfère passer mes week-ends seule qu'avec de vieux amis qui ont trop changé ou des nouveaux qui ne me correspondent pas. Tout ça c'est une histoire de longueur d'onde, et je crois bien que moi, j'ai déraillé depuis un moment. Des sourires forcés, il m'est arrivé d'en faire souvent, mais ils ne sont jamais passés comme normaux. Pour faire diversion j'avais l'habitude de mettre ça sur le dos d'une certaine fatigue qui ne m'habitait même pas et je cernais dans leurs regards que je passais alors pour une fille étrange. C'est toujours la même chose. To be continued...
vendredi 5 octobre 2012
Anna recommence peu à peu à se sentir dépressive. Son mal-être a recommencé depuis peu à cause d'une charge énorme de travail qui ne lui laisse aucun temps pour elle. Dès qu'Anna entreprend quelque chose, elle est perpétuellement insatisfaite d'elle-même car elle n'est pas parfaite et l'échec est sa plus grande hantise. Le perfectionnisme d'Anna qui la pousse au stress n'est pas la seule raison. Elle fréquente de nouveaux endroits, tantôt de nouvelles rues avec de beaux jeunes hommes, mais aucun d'eux ne semble déposer son regard sur elle. Elle passe inaperçue et se sent laide. Il faut dire qu'elle n'a plus l'occasion de faire des nuits complètes ou même de prendre soin de son apparence. Anna qui n'a pourtant pas l'habitude de sortir à moitié maquillée et en jogging, se sent changer à contre-cœur. Elle envie ces filles trop minces et très grandes qui se baladent avec leurs cuisses creusées et déformées par trop de carence, autant qu'elles la répugnent. Elle compense à manger telle une boulimique frénétique et s'est même parfois surprise de ses pensées un peu trop osées pour le coup. Oui, Anna a pris du poids et cela semble ternir son sourire. En ce qui concerne la raison de cela, elle reste mitigée. Bref, Anna se tait, s'isole, rit et pleure souvent, se regarde dégringoler sans pouvoir agir.
dimanche 30 septembre 2012
C'est un Dimanche pluvieux qui semble me rendre maussade sans aucune raison apparente. Je suppose que le stress joue sur mes nerfs et me rend incroyablement vulnérable. C'est vrai, il n'y a rien qu'à observer mon comportement. Je ne m'intéresse pas aux conversations des autres et ne prends même pas la peine de feinter une certaine attention à leurs propos, je ris ou pleure nerveusement, je travaille tous les jours sous peine de me sentir incapable et je ne prends aucun plaisir à sortir même si je me force à le faire tout de même. Non... Mon dada du moment, c'est de me retrouver seule, en pyjama, dans une pièce sombre et réconfortante avec des choses à grignoter par ci par là. Mais ces moments ne sont que trop rares. J'ai l'air solitaire, bizarre, à la limite ermite; du moins c'est ce que j'ai l'impression de comprendre. Mais moi ça me va. Vous savez, je suis différente. J'attends l'orage.
dimanche 23 septembre 2012
Trauma.
Mon corps tremble, j'angoisse. J'entends les cris, les pleurs, et les menaces. Leurs conflits me font mal mais mon intervention est vaine. Qui a raison, qui a tord? Je n'en ai pas la moindre idée. Je n'en saisis pas le motif, et plus j'essaie de comprendre, plus je réalise que je devrais rester en dehors de tout ça. C'est récurant, pourtant je ne sais toujours pas quoi faire face à cela. Je veux m'en aller, mais si je pars, j'ai peur du drame. Leurs âmes semblent être remplies d'épines.
vendredi 21 septembre 2012
A bed that's warm with memories.
Je peux mettre un point final sans nulle difficulté à cette Histoire. Le fantasme de tant d'années s'est finalement réalisé et nous a montré la suite. On dit que le rêve est éphémère, que toutes bonnes choses ont une fin, que la passion ne dure pas. Tout cela est vrai. Je ne me sens pas triste, d'ailleurs je n'ai même pas pleuré. Je ne ressens pas le moindre regret, ni même la moindre nostalgie. C'est peut-être aussi car il y avait quelqu'un pour écouter et comprendre ma peine au moment où je l'aurais habituellement étouffée au plus profond de moi. Je me questionne simplement sur la personne suivante. Je fais beaucoup d'erreurs, je l'admets, mais j'apprends d'elles, et étrangement, j'espère que cette personne sera bien différente de toutes celles que j'ai connu. De toute manière, l'Amour n'est pas ma priorité actuellement et je n'aspire qu'à la réussite. I am a Working Girl.
jeudi 23 août 2012
Le train s'en est allé. J'ai retenu mes larmes du mieux que je le pouvais car nous sommes toujours là et je sais où je vais. Les gens nous changent, et leur absence aussi. Je n'ai jamais été aussi forte qu'aujourd'hui. Les jours passent et je quitte peu à peu ce à quoi je m'accrochais tant. Il est devenu difficile d'écrire car je n'ai plus cette épine dans le cœur. Je me détache de ce monde virtuel, de ces occupations futiles et de mes rencontres de toujours, et me dirige vers ce que j'appelle mon identité ou un truc du genre. Je me reconnais dans ce que je fais et je n'ai jamais été aussi épanouie de me découvrir capable de faire ce que j'aime. Je n'ai jamais été très démonstrative ni sûre de moi mais j'y travaille et il n'y a rien de plus gratifiant que d'accomplir soi-même ses projets. C'est le commencement d'un chemin qui mène vers le bonheur. Ouais... Je crois bien que c'est ça. La vie n'a que le sens qu'on souhaite lui donner, et la mienne promet d'être belle.
dimanche 29 juillet 2012
Every story ends.
Le soleil a éclairci les cavités de ton cœur. Tu n'y vois presque plus rien, car tout s'en est allé, silencieusement. Tout est finalement en train de t'échapper et ce n'est pas grave. La vie peut nous offrir ce qu'elle a de meilleur si nous sommes prêt à souffrir un peu en retour. Il y a des vérités difficiles à accepter, comme celle qui dit que les amitiés ne sont qu'éphémères. Sept milliards d'humains sur Terre, ce n'est à vrai dire pas ce qui manque. Alors, tu secoues ta main droite, empoignes un mouchoir dans l'autre, le train part, c'est un au revoir. Tous ces moments que tu as passé avec eux sont de bons souvenirs que tu chériras mais qui n'auront certainement plus lieux d'être. Tu le sais plus que quiconque, car eux ne l'admettront jamais, ils feront toujours semblant. La distance entre la recherche et l'accomplissement d'un but fait bien des différences. Tu en sors grandie, je crois.
dimanche 10 juin 2012
T'es pas cap.
Nous nous téléphonions, tels les amoureux que nous étions il y a quatre ans. Durant ce moment, nous étions d'éternels complices exerçant leur passion interdite. Nous avions tout oublié. La haine, les autres, la rancœur, l'amertume, la pudeur, le temps, les larmes. Notre conversation était simplement passionnée, et tellement regrettable à la fois. Tantôt à ressasser nos meilleurs souvenirs, tantôt à se sentir frustrés de ne pas pouvoir en créer de nouveaux. Tu as toujours été là, à te promener dans mon cœur comme moi je me ballade au creux du tien. N'ayant jamais connu la fin, si nos yeux avaient le malheur de se recroiser un jour, nous ne résisterions pas à la tentation dévorante. Nous le savions trop bien tous les deux. Pourtant, cela pourrait bien prendre cinq ou dix ans encore, mais notre Destin était de rester ensemble, coûte que coûte, c'était certain. Nous avions chacun nos regrets et nos remords inconsolables et nos esprits s'emplissaient sans cesse d'illusions. Tout ce qui importait aujourd'hui, c'était d'apporter des réponses à nos questions, mais qui de nous a le plus peur du résultat? Moi, j'ai peur qu'on mette terme à ce jeu de séduction, à ces rêves, à cette Histoire. Roméo cherche, Juliette fuit.
mercredi 6 juin 2012
2012 worst year, EVER.
Tant de rage refoulée dans cette âme instable subsiste, elle finit par éclater. Ils ont juste fini par te bouffer, crue, entière, de long en large. La vermine a fini par t'exterminer, littéralement. Tu figures alors que tu pourrais briller, tu supportes ce que tu as tant de mal à avaler. Plus rien, il ne reste absolument plus rien de toi, ni même un songe. Tu as disparu, les bras t'ayant salement repoussée d'un coin à l'autre . Jamais plus les mots ne te consoleront, c'en est beaucoup trop. L'overdose d'échec t'a anéantie. Les larmes auront beau s'entrechoquer, ta respiration devenir irrégulière, le cœur lâcher momentanément, ta voix restera coite. Aucune oreille amie n'est utile, le réconfort ne suffit plus à soulager ta peine. Tu erres seule dans le néant et personne ne vit ce que tu ressens. Le pessimisme est en toi, la haine aussi. Ainsi va la descente aux Enfers.
lundi 4 juin 2012
Ce qui caractérise l'art, ce n'est pas la beauté, non loin de là, mais plutôt la sincérité. La plus belle œuvre à mes yeux, c'est celle qui est gorgée d'émotions à l'état pur, celle qui perçoit les sentiments avant même qu'ils n'aient pu émaner. L'art c'est désigner l'indescriptible. C'est également redonner à l'insignifiant ses couleurs d'antan et le faire exister. A travers l'art, quel qu'il soit, on se libère, on se surpasse et l'exercice le plus difficile reste l'expression de notre sensibilité profonde. Partager ses ressentis nous rend vulnérable mais l'art nous permet d'être ensemble. Il réunit les cœurs, fait hurler les âmes, permet l'évasion et influe sur notre Être. Je pense que l'art nous rend meilleur, j'aurais voulu être une Artiste. Changer le monde, communiquer mes valeurs, aider les autres, m'épanouir à travers ma passion, exister à travers ce que je suis, procurer du plaisir au Monde.. j'avais un rêve comme ça.
vendredi 1 juin 2012
Hmm.. Follow your dreams?
On reprochait souvent à Anna de trop se fier aux regards des gens, de ne vivre qu'à travers eux. C'était bien vrai, mais se soucier de l'image que l'on donne, c'est en quelques sortes penser aux autres, non? Je veux dire, apparaître agréable devant quelqu'un, c'est un peu une manière d'être avenant. C'est prendre en compte qu'autrui vit avec nous. Bref, Anna était comme ça. Elle ne pouvait pas sortir sans une pointe de maquillage, une tenue féminine et un beau sourire. C'était simple, si quelque chose allait de travers, elle décidait d'hiberner chez elle. Il faut savoir qu'Anna était également toujours dans sa quête identitaire interminable. Elle savait que la vie dont elle rêvait ne pouvait se manifester que si elle s'en donnait les moyens, mais de quelle vie rêvait-elle vraiment? Ou encore, de quoi était-elle capable? Anna n'a jamais été débrouillarde et je crois bien que c'est là son pire défaut, celui qui serait capable de gâcher sa vie. Réaliser ses rêves demande du courage.
mardi 29 mai 2012
One life, many choices.
Je veux croire que je peux changer. Je veux essayer de réaliser tout ce dont j'ai toujours secrètement rêvé. Je veux devenir quelqu'un et me sentir en phase avec mon âme. Je veux exister à travers ce qui me passionne. Je veux être une artiste, et peu importe la vie que je mène si mes actes m'en rendent heureuse. Je veux cesser de me fixer des contraintes, des limites, sans même avoir tenté de les franchir. J'ai peur de me confronter à l'échec, de me découvrir faible, mais finalement ils me font évoluer. Ils me donnent une sorte de seconde chance, une possibilité de repenser ma vie comme je voudrais vraiment qu'elle soit. Mes échecs me donnent la possibilité de devenir qui je veux vraiment être, je n'en ai simplement jamais eu le courage. Aujourd'hui, je veux y croire. Cela prendra le temps qu'il faudra, mais j'existerai.
mercredi 23 mai 2012
Ce qui nous fait le plus souffrir, c'est l'essence même de ce que nous sommes.
Il y a ces matins, où il se réveille fatigué, déjà usé à l'idée des tâches qu'il doit accomplir. C'est une année désastreuse pour lui, où rien ne se déroule comme il le voulait, où tous ses rêves et ses espoirs s'effondrent. Il y a ces jours où il se sent énervé contre lui-même, de ne pas être devenu le genre de personne qu'il admire, d'être incapable de faire les efforts qu'il faut. Il se sent incessamment incompétent et aucun de ses exploits ne prouve le contraire. C'est une routine vicieuse, qui le tue à petit feu, qui l'étouffe et le fait disparaître à la fois. Plus le temps passe, plus l'avenir est incertain. C'est comme ça qu'il avance, pas à pas vers un monde qu'il refuse d'entrevoir. La brume assombrit les visages, la menace est là. Tout le monde doit passer par là, mais il se sent différent, étranger.
mercredi 16 mai 2012
Just be friends.
Il était là, dans sa décapotable grise, arrêté devant un panneau stop comme sur une place de parking. Transpirant d'efforts mais d'un parfum enivrant, avec ses lunettes de soleil et son air frimeur, il attendait. Absorbé sur son portable dernier cri, il ne la vit pas arriver. Elle? Une rencontre qu'il avait faite un jour de Pâques et embrassé sous une nuit étoilée devant des milliers d'yeux... De chats. Tout était secret, et ces rencontres nocturnes sonnèrent comme une relation passionnelle pour elle et un désir temporaire pour lui. Ils n'étaient pas sur la même longueur d'onde, et au fond d'eux ils semblaient le savoir. Elle s'était alors assise dans sa décapotable et demeurait silencieuse. Son regard fuyait et elle avait l'air mal à l'aise, avec cette impression qu'elle ne devrait pas être ici en ce moment même. Lui, au contraire, la fixait intensément comme au premier jour, lui touchait la jambe de temps en temps et souriait comme si leur relation n'avait jamais existé ou perdurait toujours. Elle se demandait pourquoi elle était venue, et comment elle devait réagir face à cette situation, si elle devait accepter et pardonner ou s'énerver contre tant d'indifférence. Ils avaient partagé tellement de choses en si peu de temps, c'était comme revenir à la case départ en ayant conscience de ne plus jamais avancer. Dans un jeu, le but c'est de gagner. Elle demeura muette et laissa les choses se faire. Elle n'en souffrirait pas moins dans tous les cas.
Stumble & Fall.
Chaque fois qu'elle songeait à ses échecs, son cœur se serrait, sa gorge se nouait et sa voix s'éteignait. Elle savait endurer cette peine mais une fois qu'elle devait l'admettre ou l'exprimer, les larmes fusaient, incontrôlables, affreusement ruisselantes, ruinant son maquillage et sa volonté de paraître heureuse. À quoi bon partager sa peine à qui ne sait la comprendre? Elle savait même trop bien que toutes ces paroles pseudo-réconfortantes ainsi que ces actes de tendresse n'étaient qu'une routine bateau, une affection que l'on donne à tout le monde pour un tout comme d'un rien. Toutes ces défaites mêlées à l'incompréhension l'ont plongée dans la solitude, dans l'inconfort et le surmenage. C'est comme ça, se disait-elle. "Peut-être que je ne suis qu'une bonne à rien, ou que je me surestime. Ou bien peut-être ne sais-je pas mener une vie." Rêver, ça elle savait le faire. Mais la détermination, elle, s'effaçait au rythme des traces de pas sur le bord de la plage.
mercredi 18 avril 2012
The night belongs to us.
Le jour où je t'ai aperçu, j'ai tout de suite pensé que nous ne resterions pas longtemps des inconnus. Un mois, puis deux mois passèrent sans que je puisse te revoir. En réalité, inconsciemment, nous avons manqué tellement d'opportunités qui destinaient notre rencontre. Cependant, c'est exactement ce qui se passe dans les films romantiques n'est-ce pas? Le héros et son héroïne se rencontrent incessamment, sans savoir qu'un jour leur union sera inévitable. Oui, tu es le héros d'une nuit qui a réussi à chambouler mon esprit. Tu as bouleversé mes habitudes, ma façon de penser et je dois avouer qu'étrangement ça me plaît. Je n'utiliserai jamais les bons mots pour exprimer très exactement ce que tu m'apportes. Mais chaque regard fixe, chaque baiser que tu déposes, chaque partie du corps que tes mains frôlent, me font trembler toute entière et je ne peux pas retenir ce sourire niais qui m'envahit toujours. Je me sens tellement heureuse, à tel point que j'aurais beau te retenir une heure, deux heures, voire trois heures de plus, ça ne suffirait pas à me montrer que tout est réel. Chaque fois que l'on se sépare, j'ai la sensation d'avoir vécu un rêve, et chaque soir, je souhaite te revoir encore et encore, pour qu'il ne se termine jamais.
dimanche 1 avril 2012
Are we so small that we can’t handle more?
C'est comme si tu étais la mauvaise herbe qui pousse entre les roses et rend la floraison difficile. Le genre de végétal gênant qui détruit tout sur son passage, rien que par le fait d'exister. Comme si tu étais née détestable et que la seule chose qu'on attendait de ta part était de disparaître. Ce que tu fais formidablement bien. Mais tenace que tu es, tu réapparais toujours, ailleurs, au moment incongru. C'est comme ça, c'est ton destin. Je n'irais pas dire que tu es faites pour tout gâcher, mais presque. Seulement, ça n'est pas ta faute. Alors comment expliquer que même les bonnes intentions n'aboutissent pas toujours à quelque chose de bien? Tu passes ton temps à divaguer sans vraiment comprendre ce qu'il t'arrive, sans savoir si tous ces problèmes viennent uniquement de toi, des autres, ou bien si tu vis dans un monde incompatible avec ton existence.
samedi 25 février 2012
It's getting worse, everyday.
Chaque jour, les larmes coulent lorsqu'elles deviennent trop difficiles à retenir. C'est une période de changement que j'ai du mal à comprendre. Je deviens une toute autre personne, et je ne sais pas quelle est l'origine de tout cela, mais je crois que ces temps ci, il n'y a que du mauvais qui émane de moi. Je suis irritable, solitaire, asociale, sur les nerfs, déprimée, usée, comme vouée à l'échec. Si seulement vous saviez à quel point j'envie la vie des autres. Je ne sais plus qui je suis. J'ai toujours imaginé ma vie comme une construction, une concrétisation, une fondation solide. Et actuellement, je me rends compte que c'est tout l'inverse, je ne suis pas capable de me démarquer des autres quand il le faut, ce qui m'enlève un grand nombre d'opportunités et me démotive complètement, je n'ai plus cette étincelle quand je vois mes amis, et en fait, je n'ai pas ce petit quelque chose qui me rend unique et essentielle pour que l'on me garde. J'crois que je suis dépendante mais pas assez bien pour assumer ce rôle. Alors j'ai décidé de partir plutôt que de m'accrocher à toutes ces illusions, toutefois je n'ai nulle part où aller. Tout ce que je fais c'est regarder les gens évoluer et ressasser ces souvenirs qui ne m'appartiennent plus. Vous êtes-vous déjà sentit incapable? Terriblement seul? Incompris? Ou encore sans issue? Avez-vous déjà remis en cause votre vie entière? Vos aspirations profondes? Je veux juste donner un sens à ma vie.
dimanche 19 février 2012
It's hard to explain.
Anna est distraite. Depuis que Brandon l'a plaquée, c'est comme si sa vie avait changé. Pourtant, il n'a pas grand chose à voir là-dedans, c'était juste un mec comme les autres, avec beaucoup de charme et d'aisance en matière de manipulation. Bref, Anna ne s'est toujours pas remise de sa rupture, certes, mais il y a autre chose qui la bouleverse. Elle a seulement dix-huit ans, l'avenir devant elle, et pourtant elle se sent fichue, coincée. Elle a perdu la plupart de ses amis, sa motivation, et même le contrôle de sa vie. C'est difficile à expliquer, mais tout lui semble être un non-sens. Une routine qui ne lui plaît pas, et qu'elle ne peut pas rejeter. Elle ne se reconnaît même plus dans les activités qu'elle mène, ni les amis qu'elle côtoie. Anna se sent frustrée, victime de sa propre vie. Il lui arrive d'éteindre son portable et de l'oublier volontairement dans son lit pour ne plus être dérangée, d'abandonner ses responsabilités puis de culpabiliser, de s'absenter et de ne jamais revenir. Anna se sent Tristanna.
mercredi 1 février 2012
It gets like a prison in the body I'm living in.
Cette musique que tu jouais sans arrêt lorsque j'étais à tes côtés, m'est insupportable aujourd'hui. Pourtant, je ne peux m'empêcher de l'écouter même lorsque tu n'es plus là. Chaque jour, je viens épier tes mots qui montrent que je n'existe déjà plus. Même si ça me fait mal, j'ai toujours la certitude qu'ils me feront t'oublier. Du moins, je me force à y croire. Peut-être est-ce pour soulager ma conscience qui ne fait que te donner trop d'importance? Mais parfois, tous les efforts qu'on peut fournir ne suffisent pas, toute la distance que l'on peut prendre ne m'éloigne pas davantage. Tous mes choix ne me conviennent pas et à trop vouloir agir de façon juste, je ne fais que disparaître encore plus. On dit toujours que demain est un nouveau jour, sans le penser vraiment. Et les journées défilent à une vitesse incroyable, jusqu'au jour où tu as gâché ta vie.
dimanche 29 janvier 2012
Grey Sky, Blue Mind.
Moi, je ne parle jamais d'avenir, parce que je sais qu'il ne sera pas radieux. Vois-tu, la réalité c'est qu'on finit presque tous par s'engouffrer dans la normalité car elle est une véritable prison dorée. Mais bon, il paraît qu'on manque de courage et de volonté. Notre âme marginale ne compte en rien, mais on s'efforce à s'y complaire car d'une certaine manière, il le faut. Je suis lasse de ce que tu me renvois. Un visage tiraillé, abîmé par l'usure, par ta faute et par celle du temps aussi. Un sourire aigrit, forcé par la dureté de tes réels sentiments qui ne font qu'être exploités. Ces yeux, mais regardez-moi ces yeux! Fuyard, et aussi mélancoliques que vides de sens. Tu trouves ton réconfort dans la nourriture, même si elle te rend laide parfois. Mais qu'importe, quand tu manges, tes méninges s'apaisent un peu et tu te sens vivre un peu moins, et c'est tout ce qui compte actuellement. Vivre moins.
samedi 21 janvier 2012
Please don't cry, you promised.
Tu dis que ça n'est qu'une question de temps, qu'un jour tu finiras par te lasser d'observer chacun de ses faits et gestes machinalement, car tu as déjà vécu toutes ces situations auparavant. Tu dis pouvoir passer au dessus de la souffrance car elle n'existe pas vraiment. Tu racontes que tes larmes ne coulent que par solitude et qu'il n'y a rien de dramatique. Parfois, tu dis avoir oublié son visage et tu t'efforces de ne plus y penser mais celui-ci apparaît toujours dans tes rêves. Ou devrais-je dire cauchemars? Un jour, on t'a dit qu'on pouvait voir de la souffrance au creux de ta pupille. Souviens-toi, son air était suspect et assez inquiétant sur le moment. Tu as mis du temps à saisir cela, mais tu penses désormais comprendre ce que tu caches vraiment. Mais tout ça n'est pas grave, tant que rien n'est éternel. Tes pensées t'effraient, et le vide aussi. Le silence est devenu torture, et même ton entourage ne traîne plus dans les alentours. Tout s'est envolé, partit en fumée, comme si rien n'avait réellement existé, comme si l'illusion t'avais bernée. Le pire dans tout ça, c'est que tu es incapable d'exploser ta colère, alors tu t'isoles et tu prends conscience qu'on finira juste par te remplacer. Saurais-tu simplement exprimer ta honte? Tu es bloquée dans cette pièce entre Toi et toi, et c'est toujours Toi qui gagne.
mercredi 18 janvier 2012
Je me contente de tout, mais ça ne veut pas dire que ça me va.
Je me sens affreusement vide. Je me noie dans la solitude car j'ai la sensation que personne ne peut comprendre ce que je ressens. En fait, j'ai du mal avec moi-même. Je me force à ne pas pleurer, j'abandonne mes responsabilités et je comble le temps avec des broutilles pour ne pas penser à tout ce désarroi. Mais tout ce cinéma est temporaire. La douleur ne semble pas s'arrêter, malgré tous les efforts que je fais pour rester forte. Et je me demande incessamment pourquoi je ne suis pas comme les autres, pourquoi j'ai ce mal-être qui perdure, et pourquoi je n'arrive pas à en sortir. Je suppose que je suis folle, mélancolique. Je vis sans vivre, de quoi j'ai l'air? Encore une journée enfermée à ne rien faire, je sais que ça n'est pas là la bonne solution, mais sortir seule est épuisant. Sortez-moi d'ici, laissez-moi tranquille.
samedi 14 janvier 2012
Wake me up.
Je crois que ce qui m'empêche de pleurer, c'est de penser que je mérite bien mieux. Il faut dire aussi que j'ai pris l'habitude d'être nulle en Amour. Je vis des histoires qui ne passionnent que moi. J'commence à me dire que quelque chose cloche chez moi, après tout je ne suis peut-être pas faite pour être heureuse? Peut-être que la mélancolie fait ressortir ce qu'il y a de plus créatif en moi. Je ne sais pas trop. Je fais tout pour ne plus penser, quitte à danser jusqu'à en épuiser mon corps. Je me sens faible mais je résisterai, du mieux que je peux. Je te montrerai, que je mène très bien ma vie, que je réussirai et que je trouverai quelqu'un de digne. J'ai passé trois années, si ce n'est pas quatre à me morfondre sans que ça ne m'apporte rien. Alors désormais, je ne vois que par l'avenir même s'il sera toujours incertain. Nos existences sont vides de sens en vrai, tu sais?
dimanche 8 janvier 2012
We will say our goodbyes, you know it's better that way.
Avant, je compensais ma douleur à travers l'écriture. Maintenant, j'ai tellement mal que je n'arrive plus à écrire. Mon visage est rouge et difforme à cause de ces larmes qui ne cessent de couler du matin au soir. Je suis laide de regret et de tristesse. Mon corps souillé tremble et s'affaiblit, il manque de tomber. Je ne me contrôle même plus, je donne à voir mon côté pathétique sur tous les toits. Je n'ai plus aucune motivation dans mon travail, ni le goût dans tout ce que je fais. Les petits plaisirs d'autrefois ne sont plus à la hauteur. Je vais mal, très mal. Pourtant je sais qu'il ne suffit plus d'espérer, je sais que la fin est bien là. Tu ne m'as pas laissée le temps d'apprécier ces moments, ils se transforment déjà en de mauvais souvenirs. J'ai peur d'être seule à nouveau après tout ce que j'ai donné sans vraiment recevoir. Je doute sur la vérité, et je ne suis qu'une incapable dans tout ce que j'entreprends. Naïve et stupide, je vais rater ma vie. Je te regarde partir.
jeudi 5 janvier 2012
You got what you wanted, boy.
Moi, je n'ai jamais eu ce sourire, je n'ai jamais entendu ces mots, je n'ai jamais reçu ce présent, je n'ai jamais vu ces larmes couler, je n'ai jamais vu le manque dans ton cœur. La peine me ronge, et tu ne la soupçonnes même pas d'exister. Je te fuis du mieux que je peux, même si ça me fait de plus en plus mal, mais tu ne sembles pas me suivre. La pluie tombe et les flaques s'installent entre nous, tu ne daignes pas détourner les yeux de cette rue. Le temps me semble infiniment long à fixer ce regard vide. Ta main m'esquive, soigneusement rangée dans ta poche et ton bras n'ose pas inviter le mien. Je persiste à me dire que ce n'est qu'une illusion mais tes paroles maladroites me prouvent le contraire. Je t'agace comme à mon habitude et tes réponses ne font qu'amplifier mon angoisse. Pourquoi même à tes côtés, je me sens seule? Ca n'est pas censé se passer comme ça, ça n'aurait jamais dû atteindre cette envergure. Tu me laisses envahie de doutes. S'il te plaît, ne pars pas maintenant. Alors c'est ça, le début d'une année de réussite?
Inscription à :
Commentaires (Atom)




































